Tudchentil

Les sources sur les gentilshommes bretons

Manoir du Vaumadeuc, en Pléven, possédé à l'origine par les Madeuc, seigneurs du Gué-Madeuc (XV-XVIIe siècles).
Photo A. de la Pinsonnais (2005).

Armorial du Vaumeloisel P-R (5/6)

Dimanche 23 mars 2008, texte saisi par François du Fou, Amaury de la Pinsonnais.

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Source

Paul du Breil de Pontbriand, Encore un ancien Armorial Breton, Revue Historique de l’Ouest, Vol. 10, notices et mémoires, 1894, p. 5-16, 333-351, 543-554, 799-812 et vol. 11, notices et mémoires, 1895, p. 78-84, 117-148.

Citer cet article

Paul du Breil de Pontbriand, Encore un ancien Armorial Breton, Revue Historique de l’Ouest, Vol. 10, notices et mémoires, 1894, p. 5-16, 333-351, 543-554, 799-812 et vol. 11, notices et mémoires, 1895, p. 78-84, 117-148, 2008, en ligne sur Tudchentil.org, consulté le 26 juillet 2017,
www.tudchentil.org/spip.php?article474.

(voir de L à O)

P

Paen [1]. – Autrefois seigneurs du Guern, paroisse de Meucon, évesché de Vannes, portoient : D’argent à 3 besans de gueules.

Payen. – 1460, le Duc establit son amé et féal escuier Jan Payen, pour clerc de l’artillerie de Bretaigne, du consentement d’Ollivier de Quélen.
Il y a dans les recherches de Montifaut [2] des nobles de Normandie, un Payen noble, aux descendants duquel on donne pour armes : D’argent à 3 tourteaux de sable.

Pan (du). – Seigneurs de Pontréant, près Rennes de la Haye-du-Péan : Party argent et gueules, à 2 lions passans de l’un en l’autre.
1395, Jeanne de la Cour, dame du Pan, et Raoul du Pan, son fils. – Parlement général tenu à Rennes.
1423, Guillaume du Pan et Pierre du Pan, escuiers souldoiers de M. le comte de Richemont, avoient chacun 16 moutonnetz d’or par mois.
1426, Pierre du Pan eust 60 escus d’or du Duc, pour aider à payer sa rançon, aïant esté fait prisonnier par les Anglois.
1457, Pierre du Pan, institué capitaine de la ville et chasteau de Saint-Aubin du Cormier.
1458, Ollivier du Pan et Marie du Pan furent entrepris pour certains cas par eux commis en la personne de Rolland le Voïer, et le Duc donna pouvoir de les arrester partout, fors en lieu saint.

Parc (du). – Seigneurs de la Rochejagu. (Addition à G. le B.) : Selon M. le baron du Vieuxchastel : De gueules à 5 billettes d’or.

Parc (du). – Seigneurs de Locmaria. – (Addition à G. le B.) : Jacquemine du Parc, dame et héritière de la Motte-du –Parc, paroisse … et de Trébrit, fille de messire Charles du Parc, chevalier, et de …, porta les dites terres, par mariage, à Gilles de Beaumanoir, seigneur du Besso ; elle avoit pour armes les 3 jumelles, comme elles se voient en alliances dans la chapelle du Besso.
1400, Allain du Parc, escuier, eust du rachapt escheu par le décès de son père au Duc, des terres scituées dans la juridiction de Jugon. – Règ. De la Chambre.
1419, Messire Henry du Parc, du Conseil du duc Jan. Vidi.
Etc.

Pargaz. – Evesché de Saint-Malo : D’argent à la bande vivrée, accompagnée de 6 billettes de gueules.
Selon M. le b. du Vieuxchastel : D’argent au lion de gueules.
1388, Geoffroy de Pargaz alla, au nom du Duc, sommer Guillaume le Voïer, capitaine du chasteau de Jugon.
1390, Ledit Geffroy donna au Duc un acte de garder les ville et chasteau de Dol.
1392, Ledit Geffroy, escuier, vendit au Duc le maoir et hébergement de Pargaz, dépendances et juridictions, réservant l’usufruit pendant sa vie, et qu’en cas qu’il eust hoirs de corps de mariage, ses enfans auroient ladite terre, sans rembourser au duc 3000 livres d’or, qu’en ce cas, il luy donnoit pour ses bons services.

Parisy (le). – Seigneur de Kerivalan, paroisse de Pluvigné, évesché de Vannes.
Selon M. du Vieuxchastel : D’azur à une croix greslée d’argent.
J’ai veu un acte de 1308, par lequel Henricus, dominus de la Sauldraye, et dominus Henricus le Parisy empruntèrent une somme du chapitre de Vannes.
1370, Messire Henri le Parisy, chevalier, seigneur d’Espinefort et de Kerivalan, et dame Aliette de Molac, sa femme, donnèrent leur hostel et maison, dans la ville d’Hennebont, pour bastir le couvent des Carmes. – Ladite Aliette avoit espousé, en premières nopces, Ollivier, seigneur de la Chapelle, chevalier. – mémoires de M. de Molac.
1413, Mre Henri le Parisy, maistre de la Vennerie du Duc, 300 l. par an de gages.
1423, Laurent le Parisy, l’un des escuiers souldoiers de M. le comte de Richemont, avoit dix-huit moutonnetz d’or par mois.
1414, Janne le Parisy, fille de messire Henry le Parisy, chevalier, seigneur d’Espinefort et de Kerivalan, et du second mariage (avec) dame Aliette de Molac, eust, pour provision de partage en la succession de ladite dame Aliette, sa mère, les pièces et terres d’Allineuc, de messire Guion, sire de la Chapelle et de Molac. – Ladite Janne le Parisy espousa … du Val, dont issut messire Henri du Val, chevalier.
1431, Messires Henry le Parisy et Henry du Val avoient esté fermiers des ports et hâvres de l’évesché de Vannes.

Penanrun. – D’azur à 3 esc. d’argent, 2, 1.

Pengréal. – Maison noble, paroisse de Plumieux, évesché de Saint-Brieuc, relevant de la Trinité, au duché de Rohan. – Il y a eu des seigneurs de ce nom.
J’ay veu un vieil escusson, sur une petite porte fort ancienne : Party au 1 : chargé de roses, au 2 des armes de Bréhan.
N de Trégaranteuc, cadet de la maison de Trégaranteuc, prit le nom de Pengréal et retint les armes de Trégaranteuc, qui sont : Pallé argent et azur de 6 pièces, tellement que sa postérité porta les pals jusqu’à N… de Pengréal, héritière, qui espousa…
Penmorvan. – Selon M. le b. du V : D’azur au lion d’or.
1395, Jan de Penmorvan, mareschal des salles du Duc.

Pennault. – Addition à G. le B.,
Ollivier de Pennault, escuier, et Janne de Noyers, sa femme, confirmèrent les donations, l’an 1302, que Geffroy de Pennault, chevalier, et Geffroy, escuier, avoient donné à l’abbaye de Bonrepos.
1346, Messire Auffray de Pennault, escuier, médiateur pour le prisage du partage donné par M. le vicomte de Rohan, au sgr du Gué de l’Isle.
1384, Plésou de Pennault, consortem domini Alani de Tivarlan.

Picaud. – Addition à G. le B. :
Le sieur de Quéhéon, mesme nom et mesmes armes.
1261, Adeliza, domina deThieri, uxor Eudonis Picault, militis, venditioni exposuit et baniri fecit per curiam nobilis viri vicecomitis de Rohan, Gaufrido de Rohan, quicquid juris domi, proprietatis et saesinae habebat in tenamento Scanion et jegoli albi, etc.
1250, Sceau de Guillaume Picaud, chevalier, alloué de M. le vicomte de Rohan, dans un acte de confirmation à l’abbaye de Bonrepos, par Eudon et Rolland, enfans de Guillaume de Landeten, chevaliers, sur une copie dont le sieur de Quéhéon est saisy.
1269, Eudo Picaud, miles, donna à l’abbaye de Bonrepos, X sous à prendre in villâ Sanci-Goneri, et engagea tous ses autres biens, dans la paroisse de Saint-Goneri, au diocèse de Vannes, et mist son sceau. – Copie ut supra, qui dit le sceau estre rompu.
1399, Eon Picaud, dans un arrest du Parlement de Paris, avec le seigneur de Rohan.
1435, Jehan Picaud de Marfouace fust aisné et principal héritier de deffunt Eon Picaud et de Yvone (?), sa femme, au sujet d’un enfeu dans l’esglise des Carmes de Ploërmel. Copie.
Georgine Picaud, veuve de M. Julien du Creux, 1566.

Pinel. – Les anciens seigneurs de Chaudebeuf, sous la b. de Fougères, portoient le nom de Pinel et pour armes : Couppé d’or et d’azur, à 3 pommes de pin de l’un dans l’autre, 2 et 1. – Scachez si c’est party ou couppé.
1321, Denis Pinel et Jehan Pinel vendirent à noble homme M. Henry d’Avaugour, sire du Maine … en la paroisse de Long…

Plessis. – Dont il y a eu Alix du Plessis, mariée à Jan de Quélen, seigneur de Loquével. – Le Plessis est dans la paroisse de …
Portoit : D’argent au chevron de gueules, accomp. de 3 estoiles, 2 en chef, 1 en pointe.

Plessis-au-Chat. – Addition à G. le B. : J’ay veu dans un ancien armorial, que les seigneurs du Plessis-au-Chat avoient nom Ploiguen, escartelèrent aux 1er et 4e : de gueules au chat effrayé d’argent ; aux 2e et 3e : d’argent à 3 coquilles de gueules.

Plessis-Bardoul. – J’ay veu un ancien armorial qui donne à cette maison pour armes : De gueules au sautoir de vair.

Ploërmel. – Guillaume de Ploërmel, chevalier, présent à une fondation faite, l’an 1207, à l’abbaye de Paimpont, par un seigneur de Merdrignac. M. de Molac remarque qu’il croit aisément que, de Guillaume de Ploërmel, seroient issus les seigneurs de la Chapelle, qui estoit une petite paroisse dépendante de celle de Ploërmel, et que, suivant ce temps-là où les noms commençaient à se fixer, ils auroient pris le nom de la Chapelle, dont ils avoient fait bastir le chasteau.
Voir s’il ne se trouve point d’acte auparavant 1200, où ils auroient pris le nom de la Chapelle.

Plouër. – Addition à G. le B. :
Roland de Plouër, chevalier, l’an 1243. – Mémoires de M. de Molac.
1248, Marguerite de Largentaye mourut, femme autrefois de Berthelot de Plouër.
Selon M. le baron du Vieuxchastel : D’azur fretté d’hermines (raturé).
Il faut scavoir les armes positives, M. de Beauceay-Moussaye m’a dit qu’elles estoient à l’abbaye de Saint-Jacut : Azur à 1 quinte… d’argent.
1451, Ollivier de Plouër avoit procès contre Guillaume de Plouër.
1379, M. Rivallon de Plouër. – Son sceau : 6 quintefeuilles, 2. 3. 1, l’escusson sans ornement. Serment de fidélité.
Radulphus de Ploërn, présent à une fondation de 1179, à Saint-Jagu. – tiré des Mémoires de M. de Molac, mais je n’ay peu scavoir quelle est le dernière lettre de Ploërn.

Pofraye. – 1425, Eon Pofraye, sieur d’Islion, paroisse de Toussait, évêché de Rennes, scitué sur la rivière de Vilaines, relevant du fief de Matignon, avoit pour armes, suivant un vieil armorial : De gueules au lion fascé d’argent et de sable de 9 pièces, couronné, armé et lampassé d’or.

Pontbriand. – D’azur au pont de 3 arches d’argent.
1396, Raoul de Pontbriand, abbé de Saint-Sauveur de Redon, mourut l’an 1427 ; ses armes se voyent ainsy sur son tombeau en l’abbaye. Il fist un acte de fidélité dans ladite année (1396), en présence de nobles et honnestes hommes, Monsour Raoul de Coatquen, Monsour Ollivier de Mauny et Hector de Pontbriand.
1416, le Duc donna lettres à son amé et féal chevalier, Ollivier de Pontbrient, de maistre d’hostel, au lieu et place de Blanchet Bracque, chevalier.
1457, Jehan de Pontbriant, institué capitaine des francs-archers de Dol, Saint-Malo et Saint Brieuc.
1485, escuier Jehan de Pontbriant eust commission du Duc de garder Chasteaubriand.
1491, Simon de Pontbriant, enfant d’honneur de la maison du Roy.
Guyonne de Pontbriand porta la terre de Pontbriant, par mariage à .. du Breil.
A présent comté. – Charles …, au païs d’Italie.

Pont-L’Abbé. – Les anciens seigneurs portant le nom du Pont, seigneurs de Pont-l’Abbé, avoient pour armes : D’or au lion de gueules, couronné et lampassé d’azur.
1236, Hervé, sgr du Pont-l’Abbé, chevalier, traitta avec frère Jacques de Melun, commandeur de l’hôpital de Saint-Jan de Jérusalem de Nantes et de Fougaret, touschant des moulins en mer Fougaret. Ils s’en remirent à l’ordonnance de Pierre de Saint-Germain et de Jan de Noyal, et, en cas de désaccord, à Jehan Gaudin. Ledit acte scellé du sceau dudit Hervé, qui est un lion. – Mémoires de M. de Molac.
Etc.

Pontpéhan. – J’ay veu dans un ancien armorial : D’argent à la bande de gueules, chargée de 3 besans d’or.

Pontrouault. – D’azur à la croix ancrée d’argent, givrée d’or. Eonnet, escuier, l’an 1371. – voyez Glesquin, p. 372.

Porte (la). – Addition à G. le B. : Anne-Marie de la Porte, fille unique de René de la Porte, seigneur d’Artois, conseiller au Parlement, et de dame Marie du Han, a espousé François-Louis de Rousselet, chevalier, seigneur de Châteaurenaud, lieutenant-général de vaisseaux.
Le sieur du Boiscornillet, mesme nom et mesmes armes.

Porte (la). – Jehan de la Porte, 1306. – Sceau : 2 clefs adossées, l’anneau en bas, posées en pal.

Pouences. – Dont l’héritière, dame de Kerneguez, espousa Guillaume le Long. – Portoit : D’argent à 3 chevrons de sable.

Pouleriguin. – d’argent à 3 roses de gueules.
Maison scituée paroisse de Langonnet, évesché de Quimper, dont l’héritière du nom fust mariée, l’an 1425, dans la maison du Bot.

Preaux. – A Andouillé : De gueules à 3 testes de boucs de sable.

Prédic (le). – Addition à G. le B. : 1387, F. Ollivier le Prédic, abbé de Saint-Guédas (sic) de Rhuis, avoit son sceau : (Une crosse accostée d’un croissant à dextre et d’une étoile à senestre).

Près (des). – Nom que je croy originaire d’Anjou ou du Maine.
Des gentilshommes de ce nom ont eu, par alliance de la Chapelle, la terre du Bourg, paroisse de Marcillé, évesché de Rennes. – Portoient : D’azur à 3 losanges d’or mis en face.

Prestre (le). – Seigneurs de la Lohière, pour avoir espousé Ysabeau Gicquel, héritière de la Lohière, paroisse de Loutehel, évesché de Saint-Malo, ressort de Ploërmel. – Lesdits le Prestre portoient : D’or à 4 (5 en surcharge) fusées de sable.
Il faudroit s’informer des anciennes armes des le Prestre. Portent présentement : De gueules à 3 escussons d’argent, chargés chacun de 3 hermines de sables, à la borure engreslée d’or. Ce sont les armes de Coëtlogon, que Jean le Prestre prist en espousant, l’an 1513, Jacquette de Coëtlogon, fille et héritière de Bertrand de Coëtlogon, sieur du Lezonnet, et de Raouline de Mareil.
1383, Guillaume le Prestre, chevalier, nommé le 4e, dans un acte fait aux généraux plaids tenus à Rennes. – Registre de la Chambre.
1457, Jehan le Prestre avoit esté auparavant alloué de Loïat.
Ont pris lettres du roy, l’an …, pour adjouter le nom de Lezonnet à celuy de Prestre.

Prévost (le). – Seigneurs du Plessis-au-Prévost, dans la paroisse de Gaël, evesché de Saint-Malo, tiroient leur nom du droit qu’ils avoient d’estre provosts féodez de la seigneurie de Gaël, qui estoit membre de la terre de Montfort. – Portoient pour armes : Bandé d’argent et de sable.
La branche aisnée de cette maison et tombée dans cette d’Appigné, par dame Suzanne le Provost, vicomtesse de Loïat, qui espousa messire Pierre Botherel, seigneur vicomte d’Appigné, en l’an 16..
Il y a encore des cadets portant le nom de Provost et les mesmes armes.
1323, Pierre Prevost et Louise, sa femme, s’obligèrent de 6 l. vers Olivier de Rohan, escuier.
1337, Ollivier le Prevost, l’un des exécuteurs testamentaires … Jehan, sire de Derval.
1386, Beatrix Gaupchier, veuve de Perrot le Prevost.
1371, Guillard Provost receut 800 l. à la solde de luy et ses compagnons, soldats du Duc. – Prevost, en latin prepositus.
1431, Alain Provost estoit de la maison du Duc, avoit 2 escus par jour, valant 22 sols 6 deniers chaque escu, comme Jehan de Montauban, apparemment pour un voïage, et Pierre Provost qui perdu un cheval à Pouancé, 60 escus.

Q

Quédillac. – De gueules à 3 fasces d’argent, suivant M. de Molac, qui marque (que) dans l’esglise paroichialle de Taden, près Dinan, en la grande vitre, est représentée un homme à genouil, qui a lesdites armes, et est escrit : Geffroy de Quédillac, fondateur de cette esglise, l’an 1287.
1344, Messire Allain de Quédillac eust la teste tranchée, suivant l’histoire de le Baud.
1281, Jehan de Quédillac et Jehanne, sa femme, et Olivier de Liniac, chevalier, et Agathe, sa femme, donnèrent à l’abbaye de Prières un moulin et des rentes qui estoient à leurs femmes.
1390, Robin de Quédillac. – Sceau : Fascé de 8 pièces en tout.
1399, Robin de Quédillac, capitaine du chasteau et ville de Dol pour le Duc
1458, Guillaume de Quédillac aïant esté tué, Guillaume le Voïer eust ordre de demeurer en arrest en la maison du Vauclerc, à Rennes, jusqu’à la fin du procès.
1458, Mre Robert de Quédillac et sa compagne eurent une sauvegarde.
1517, juillet XXVII, nobles homs messire Bertrand de Quédillac, en son vivant seigneur de Taden, décéda ; laissa veuve dame Catherine de Chasteaubriand, sa femme, et eust son héritière principale et noble, damoiselle Catherine de Quédillac, femme de noble escuier Bertrand Ferré, seigneur de la Garaye. Son rachapt payé à Dinan.

Quélen. – Ancienne et très bonne maison scituée en la trève de Quélen ou Locarn, paroisse de Duaust, évesché de Cornouaille, relève du Roy, sous son domaine de Carhaix. – Portoit : Burrelé d’argent et de gueules de 10 pièces.
Les seigneurs de cette maison ont fondé les Augustins de Carhaix, ils obtinrent lettres de baronnies de la duchesse Anne. – Dame Renée de Quélen a porté cette terre, celle du Vieuxchastel et beaucoup d’autres dans la maison de Lannion.
Il y a plusieurs maisons en Bretaigne qui prétendent estre de ladite maison de Quélen, parce qu’ils en portent les armes, scavoir : les maisons de Loquével, etc.

Quélen. – Seigneurs du Broutay, dans le comté de Porhoët : D’argent à 3 feuilles de houx de sinople, 2. 1. – Bonne et ancienne maison.
Il y a le Haut et le Bas-Quélen, paroisse de Guégon, évesché de Vannes : le Bas-Quélen est aux seigneurs du Broutay.
1440, Jehan de Quélen, escuier du Duc Jehan. Vidi.
1457, Messire Ollivier de Quélen deschargé de la capitainerie de Ploërmel.
1457, Messire Jehan de Quélen deschargé de la capitainerie de l’Isle.
1458, le 8e avril, messire Ollivier de Quélen institué grand maistre de l’artillerie, et capitaine général des franc-archers de Bretaigne…
1455, 2e décembre, don à messire Ollivier de Quélen et Renaud de Volvire, le droit appartenant au Duc de la moitié d’un navire brisé auprès de Brest.
1400, 7e janvier, le duc François donna à son bien-amé et féal chambellan, Ollivier de Quélen, chevalier, les charges de grand maistre de son artillerie et capitaine général et gouverneur des franc-archers, arbalestriers et esleus des paroisses de Bretaigne, destituant de cet office tous autres, et, du consentement dudit Quélen, le Duc establit, pour clerc de ladite artillerie, son bien amé et féal escuier Jehan Payen etc. – Signé du Rest.
Dans la réformation de 1427, en la paroisse de Plougras, évesché de Quimper, est nommé Jehan de Quélen au Dresnay.
Dans celle de 1535, sous la paroisse de Loquivy-Plougras, le Dresnay appartenait à Julien de Quélen.
Lors de celle de 1671, Françoise-Yvonne de Quélen, héritière du Dresnay, de Chasteaufur et de Chasteauriec, paroisse de Réguiny en Vannes, fille d’Yves de Quélen, seigneurs des mesmes terres, et de Marie de la Porte, n’induisit point, mais Pierre de Quélen, seigneur de Querlan, frère puisné dudit Yves, induisit, et, par arrest du 14e octobre 1671, permis à luy de prendre les qualités d’escuiers et de chevaliers. – Ladite Françoise-Yvonne de Quélen espousa l’an 16.., N… de Montigny, sr de Beauregard, paroisse de Saint-Avé, président au Parlement.

Quellenec. – Près Quintin, et juveigneurs d’Avaugour, portoient : De Bretaigne au chef de gueules, chargé de 3 fleurs de lys d’or.
1460, Philippe de Quellenec, seigneur de Kerjolly, et dame Catherine la Vache, sa femme eurent des lettres de sauvegarde.
1460, Guyon de Quellenec, capitaine de Moncontour.
1460, Guyon de Quellenec, institué capitaine de Brest, par démission de Jehan de Quellenec, admiral de Bretaigne, son père
Etc.

Quénechquan. – Nom esteint, dont les seigneurs estoient dans la vicomté, à présent duché de Rohan. – Il y en a eu qui estoient seigneurs de Crenars, de Brohaix, en Neuliac, et autres terres. Les ainsés portoient des macles, au franc-quartier chargé d’un léopard, suivant les sceaux que j’ay veus.
M. le b. du V., dans la Généalogie du Pou, donne pour armes à Jeanne de Quénecquan, fille de Crenard : D’or à 2 hallebardes adossées de gueules. J’ay veu ces armes à une chapelle près Crenard.
1249, Eudes de Kernecquan, chevalier, donna à l’abbaye de Bonrepos. – Son sceau : 7 macles. Tiltre de ladite l’abbaye.
1264, ledit Eon de Quénecquan, chevalier du consentement de dame Amice, sa femme, céda à Alain, vicomte de Rohan, la terre de la Bastaie, en la paroisse de Travé (?) qu’il tenoit par mariage de ladite Amice, et, pour récompenses, le vicomte luy donna la terre du Lindrec.
1376, Comme Guillaume de Brohés eust esté autrefois tuteur et garde de feu Ysabelle, la fille de Henry de Quénecquan, laquelle Ysabelle estoit décédée sans hoirs de son corps, parquoy tous ses biens meubles estoient descendus à Margelie de la Villeneufve, sa mère, qui fust femme dudit feu Henry de Quénecquan ; emprès, ladite Margelie se présenta par la Court de la vicomté de Rohan, ô l’authorité et consentement de Jehan de la Villeneufve, son père. Elle donna quittance audit Guillo de Brohais, sous le sceau des contrats de ladite Court, qui est : 7 macles, ensemble ô le scel dudit de la Villeneufve, pour luy et sa fille, qui sont (sic) : Trois jumelles.

Questembertz. – Barthelémy de Kestembertz, chevalier, donna à l’abbaye de Prières ses dixmes en la paroisse d’Elven. – Son sceau estoit : 3 fasces frettées.

Quezille. – Sieur du Rocher de la Villephily : D’argent à une haye alésée de sable.

Quifistre. – Seigneurs de Querleau, près Vannes : D’argent à 3 fasces de sable, selon M. du Vieuxchastel. Elles sont ainsy dans une vitre d’Elven, dont un recteur portoit le nom de Quifistre.

Quijac. – 1274, Thomas Quijac, scularius, donna l’au, pour bastir un moulin près Brest, au Duc. – Le sceau dudit Quijac : Une sorte de roue à 7 rais.

Quilien. – Addition à G. le B. : M. le b. du Vieuxchastel met : De sable au chef endenché d’argent.

Quiliou. – Paroisse de Lannilis, evesché de Léon, portoit : D’or à 2 os mis en saultoir d’azur.

Quimerc’h. – D’hermines au croissant de gueules en abysme. J’ay veu dans des Mémoires : Argent au croissant de gueules, à un escu or, chargé de 3 tourteaux de gueules. – Informez-vous.
1424, Mre Jean de Keinmerc’h, seigneur de Trésiguidy, eust C livres de don du Duc, sur l’amende de l’héritière de la Villeneufve
1496, au mois de juillet, messire … de Keinmerch décéda, Janne de la Feillée, son espouse, et tutrice de Charles, son fils, paya le rachapt au Duc.
1457, Messire Charles, sire de Keymerc’h, institué capitaine de Concq, dont Mre Hervé du Yuch fust deschargé.
1458, don de rachapt fait à Charles de Quimerch, par le décès de Mre Charles de Quimerc’h, son père.

R

Raguenel. – Paroisse de Saint-Erblon, evesché de Rennes, portoient : Escartelé aux 1er et 4e : contrescartelé argent et sable, qui est Raguenel, aux 2e et 3e : d’or au chef endenché de sable, qui est Chasteaulogier.
1297, Robin Raguenel, séneschal de Rennes. – Mémoires de M. de Molac.
Robin Raguenel, le vieil, chevalier, l’an 1404. Vidi, seigneur du chasteau d’Orgères, fonda la chapelle du Pillier, à Saint-Pierre à Rennes.
1379, Jehan Raguenel, vicomte de Dinan. Serment de fidélité.
1386, il est parlé de Geffroy Raguenel qui avoit esté commis pour informer des droits du Duc contre l’abbé de Redon, pour la garde de la ville.
1386, Jehanne de Beloczac, femme de feu Macé Raguenel, avoit procès à Rennes contre Mre Amaury de Fontenay.
1390, Jehan Raguenel, vicomte de Dinan, chevalier, fist le serment de fidélité au Duc.
1440, Pierre Raguenel, 1er escuier du Duc.
1444, Id. Vidi.
1366, Math. Raguenel avoit procès avec Bonabes de Rougé.
1381, Guil. Raguenel, au nom de M. Jehan Raguenel, vicomte de Dinan, son frère.
1331, André Raguenel et Colette, sa femme, s’estant obligés à Monseigneur de Bretaigne, pour raison de la retraite des terres qui furent jadis à M. Jehan du Pont, en aïant payé une partie entre les mains de Jehan Chauvin, l’an 1329, Monseigneur fist remise auxdits André et Colette de ce quils retoient devoir. – Tiltre trouvé parmy ceux des Raguenel, seigneurs de Montigné-lez-Rennes.
14.., Jehan Raguenel, seigneur de Montigné et de la Normandaye.
1498, Jehan Raguenel, seigneur de Montigné et de la Thébaudaye, en la paroisse de Saint-Siphorien.
1403, Jehan Raguenel, seigneur de Montigné, eschangea des terres.
Vidi, un sceau de 1500, dans lequel est un escu couché qui est : Un escartelé chargé d’un lambeau ; pour ornemens : un casque, ses lambrequins et bourrelet, et pour cimier : la teste et encolure d’un cheval bridé. C’estoit le sceau de messire Jan Raguenel, chevalier, seigneur de Montigné en Vésin, près Rennes, conseiller du Duc ; fust sous la curatelle du mareschal de Malestroit.
Vidi une information de 1533, qui portoit que les armes des Raguenel estoient : Escartelé aux 1er et 3e (4e) d’argent, aux 3e (2e) et 3e : de sable ; le lambeau que portoient les seigneurs de Montigné estoit une marque de puisnesse.

Raix. – Baronnie qui donne le droit de présider aux Estats de Bretaigne, érigée en duché par Henri III, l’an 1581, portoit : D’or à la croix de sable.
On dit que Justinus, Radisius dominus, estoit le fils de Harscoët de Sainte-Croix, que l’on croit issu des comtes de Nantes.
Il y a eu des seigneurs portant le nom de Raix, jusqu’à Aliette, fille héritière de Garsuire, sire de Raix, qui espousa, dans le commencement du siècle 1200, messire Gérard Chabot …mais les héritiers de messire Gérard Chabot prirent le nom et les armes de Raix.
1381, le Duc reçoit en sa protection Janne, dame de Raix, fille de feu Girard de Raix ; elle luy donna les terres de Machecoul, Pornic et Pingué ; elle luy céda outre, en eschange, tout ce qu’elle avoit au terroir de Raix, en retour et récompense des chasteaux et chastelenies de Fouesnant et Rosporden et autres chastelenies que le Duc luy avoit auparavant données. Le 1er décembre 1381, le Duc luy promist de luy faire assiepte, pour récompense de la baronnie de Raix.
Etc.
1436, le sceau de Gilles de Rais : (Semé de fleurs de lys, sur le tout un écusson chargé d’une croix), surmonté d’un casque, sur lequel est un lion au repos, ledit casque soutenu par deux anges, et autour : S. de Gilles, sires de Rais.

Redon. – Sieur de Talhouët : D’argent à 3 pommes de pin renversées d’or.

Redoret. – autrefois seigneurs de Querrat, paroisse d’Aradon, évesché de Vannes, portoient : D’azur à 3 fasces d’or.
Ce nom estoit ancien dès le commencement du siècle 1400.
Louis Redoret entre les nobles de la paroisse de Mendon, évesché de Vannes, dans la réformation de 1425, dans le fief de Largoët.

Refuge. – Addition à G. le B. : paroisse de la Prévalaye (?), évesché de Léon.
1371, Brient du Refuge, escuier dans une monstre de Jacob de Lalain, escuier de Bretaigne, receue à Angers, le 8 novembre 1471. – Tiltre de la Chambre des Comptes de Paris.
1388, Hervé, Hély du Refuge et Agace, sa femme avoit Kerazret. – Tiltre de Keroualle. – Par le manuscrit, se voit qu’Hély de Refuge estoit le fils aisné d’Agace.
1400, Hélie de Refuge mist son sceau qui est comme dessus.
1419, noble escuier Hervé du Refuge, seigneur de Kernazret, hoir noble et principal d’Allain et d’Aliz de Coëtivy, sa femme, ses père et mère, fille de feu messire Prégent de Coëtivy, chevalier, seigneur de Coëtivy, et de Catherine du Chastel.
Etc.

Regnault. – Sieur de la Guilberdière : D’azur à 3 trèfles d’argent, et une teste de lion d’or, lampassée et arrachée de gueules.

Rembaudière. – Un vieil armorial donne : D’azur à la croix d’or, cantonnée de 4 pommes de pin d’or.

Rest (du). – Robert du Rest mist son sceau à un acte de 1442, rapporté par la Cour de Quimper-Corentin, qui est : Un arbre dont le pied est chargé d’un oyseau.

Rible (le). – Sieur dudit lieu portoit, selon M. le baron du Vieuxchastel : Palé d’argent et d’azur de 6 pièces, au baston de gueules sur le tout.

Rieux. – Maison d’ancienne bannière, portoit anciennement, suivant de vieux escussons que j’ay veus peints dans un ancien Inventaire de cette maison : D’azur à 9 besans d’or, 3. 3. 3, quand l’escu estoit en bannière, mais lorsqu’il estoit en poincte, ils mettoient, à ce qu’on dit, X besans, 4. 3. 2. 1. – Cette maison aïant eu l’héritière de Rochefort, escartela aux 1er et 4e : d’azur à 5 besans d’or mis en sautoir, aux 2e et 3e : vairé d’or et d’azur, et quand ils ont eu l’alliance d’Harcourt, ils ont mis d’Harcourt sur le tout, qui est : De gueules à 2 fasces d’or.
1209, Guillaume de Rieux et Guillaume de Rougé, barons, Guy de Chasteaubriand, Geoffroy d’Ancenis et Regnault de Monstrelais, nommés présens, comme conseillers du Duc à l’accommodement fait entre le Duc et les prélats.
Etc.

Robinaie. - J’ay veu dans un ancien armorial : Escartelé aux 1er et 4e : de gueules à la croix pattée d’argent, au 2e et 3e : de gueules à la croix frettée d’or.

Roche (la). – Guillaume de la Roche, fils de M. Brice de La Roche Chenast. – Ledit Guillaume, donataire de Honorée, jadis sa femme, traitta avec Jouhan d’Espinay. – Tiltre de Vitré. – Le Sceau dudit de la Roche sont (sic) : 2 léopards passant, une bande brochant sur le tout.

Roche (la). – Oliverius de Rochâ, Radulphi de Filgeriis seneschallus, 1178.
1242, Olliverius de Rochâ, miles, seneschallus Filger, feodatus.
Roberto de Rochâ seneschallo Filgeriarum, présent à un acte fait par Guillaume de Fougères avec les moines de Marmoutiers, sans date.
Etc.

Rocher (du). – Nom qu’ont porté les seigneurs de la Gaïeulle, dans le siècle de 1400. Jen ne scay par exactement quelles armes ils portoient ; il faut s’informer. Il me semble que c’estoit : De gueules à 3 écussons d’or, 2. 1.
M. le marquis du Refuge donne pour armes : D’azur fascé d’argent, accompagné de 3 coquilles d’or.
1314, Jean du Rocher, chevalier, dans un arrest du Parlement de Paris, par lequel il fust renvoïé à plaidre en Bretagne pour un duel.
1395, Guillaume du Rocher et sa femme avoient procès contre Jeanne de Belvezac.

Rocque (la). – en la paroisse de Bréhand-Loudéac, évesché de St-Brieuc, qui portoient les armes d’Estuel, qui est : D’argent au saultoir de gueules, et, en chef, leurs propres armes : D’azur à 3 roquetez d’argent.
L’héritière d’Estuel, portant le nom de la Rocque, fust mariée à un cadet du nom de Coëtredez, dit de Boiséon.

Rohan. – Anciennement vicomté et membre issu des comtes de Vannes, érigé en duché pairie par Henri IV, au mois d’aoust 1603.
Les seigneurs de cette maison ont porté différemment leurs armes selon la forme de l’escusson. Quand il estoit en pointe : De gueules à 7 macles d’or, 3. 3. 1 ; quand il estoit en bannière ou en targe : De gueules à 9 macles d’or, 3. 3 et 3, et quelquefois : 12 macles, 4. 4. 4 ; et quand il estoit en losange : 5 macles en saultoir. – Ils ont escatelés très souvent leurs armes avec celles de Bretaigne.
On trouve des pierres, prosche l’estang des Salles de Rohan, sur lesquelles il y a des macles ; on dit qu’on en a veues sur des brochetz qu’on a pris dans l’estang.
L’ancienne vicomté de Rohan est d’une estendue prodigieuse, composée de plusieurs grandes juridictions qui vont, par appel, à celle de Pontivy, qui est le siège principal, un usement particulier, plusieurs chasteaux et grandes foretz, et des droits singuliers qui n’estoient communs qu’aux princes et souverains.
Constance de Bretaigne, fille d’Allain, comte de Lamballe, dit le Noir, et de Berthe, duchesse de Bretaigne, espousa Allain, vicomte de Rohan. Ledit vicomte et Constance, sa femme, fondèrent l’abbaye de Bonrepos, environ l’an 1172, et vescurent longtemps. – Dupas, folio 18, rapporte un acte où est nommé le vicomte de Rohan, et après (?) Constance, sœur du comte, et on voit que le comte Etienne et la comtesse … estoient aïeule de ladite Constance, ce qui fait voir que ladite Constance est mal nommée Castille par les généalogistes.
Rohan du Pouldu, issu de la très illustre maison de Rohan, d’un cadet ruiné de la branche du Gué de l’Isle, porte les mesmes armes avec la cotice d’argent.

Ros (du). – 1417, sceau de Raoul du Ros : Trois roses, 2 et 1. Mis à un aveu rendu au vicomte de Loïat.

Rocerf. – Addition à G. le B. : D’autres mettent : A 7 annelets (au lieu de 6), 3. 3. 1.
1425, Yvon de Rocerf, escuier d’escurie du Duc.
1444, Yvon de Rocerff, du Conseil du Duc. Vidi.
1452, Yvon de Rocerff, seigneur des Salles, et dame Janne de Kergorlay, avoient procès contre messire Jean de Keimerc’h et sa compagne.
Messire Yvon de Rocerff, chevalier, de son vivant seigneur du Bois de la Roche, avoit pour femme Marie Rosmadec ; y eust donation mutuelle entre eux ; mort l’an 1481.

Rostrenen. – Maison d’ancienne bannière. – On tient qu’il y a eu un connestable de ce nom, de Louis le Débonnaire, roy de France. – Relève de Carhaix. – Porte : De Bretaigne à 3 fasces de gueules.
A l’abbaye de Langonnet, dans la chapitre, on voit le tombeau de Pierre de Rostrenen, où les fasces sont gravées sans aucune hermines. – Les seigneurs de Rostrenen ont chargé les fasces de gueules, de macles d’or, quand ils ont eu des alliances dans la maison de Rohan.
Etc.

Rou (du). – 1522, Jehanne du Rou, femme de deffunt Guill. du Temple, tenoit sous la seigneurie d’Appigné, et James du Rou mist son sceau : (Une croix et 3 croissants 2 enchef, 1 en pointe).

Rousselot ou Rousselet. – Anciens seigneurs de Limoëlan. – Les uns leur donnent : D’argent à 3 hallebardes de sable, 2. 1. M. des Marets, bachelier, m’a dit que les Rousselets portoient : De gueules à une estoile à 5 pointes d’argent, et que les cadets ont adjouté un chevron, et, au lieu de l’estoile, ont mis 3, comme on voit dans Gellot, dans son Armorial ; qu’il y a eu un Rousselet qui fust évesque de Saint-Malo vers l’an 1307, puis il fust évesque de Laon, pair de France, ce qui se voit dans Sainte-Marthe, dans son Gallia christiana, au tiltre des évesques de Laon.
1303, Me Raoul Rousselot, chanoine de Dol, eust une commission du roy Philippe en Bretaigne.
1308, Guil. Rousselot, l’un des arbitres nommés entre Geffroy Tournemine, seigneur de la Hunaudaye, et les religieux de l’abbaye de Saint-Aubin des Bois.

Roux (le). – 1275, Jehan le Roux. – Sceau : 3 pots à anse, 2. 1, à un lambel au chef.
Alain le Roux, l’an 1160, à la confirmation des biens de l’ordre des chevaliers du Temple.
1387, Jehan le Roux avoit 10 l. m. pour estre en garnison au chasteau de Blein, sous Allain de Malestroit, chevalier, par ordre du Duc. Vidi.
1457, Ollivier le Roux, institué capitaine de Pirmil.
1457, Ollivier le Roux, trésorier général du Duc.

Roux (le). – Autrefois les seigneurs de la Normandaye, près Hédé, portoient de nom, dont l’héritière, nommée Janne, fille de Jehan le Roux, chevalier, fust mariée à Jehan Raguenel, seigneur de Montigné, vers 1400.
1330 (?), Lorans le Roux. – Son sceau : 3 coquilles, 2. 1.
1404, nobles homs messire Berthelot le Roux, chevalier, et dame Estaise, sa femme, s’obligèrent par la Court de Vitré, en la paroisse de Douiden (Dourdain), vers Jan dou Maz, de Vitré.

Roux (le). – Seigneurs de Fromenteau, paroisse de Vallet, évesché de Nantes, dès l’an 1346, avoient hérité de Macé Maillard. Cette branche des le Roux finist l’an 1485, l’héritière aïant esté mariée à Roland, seigneur de la Boucherie.
M. le marquis du Refuge croit que les armes de ces le Roux estoient : D’azur au croissant montant d’argent.

Rubault. – On dit que les seigneurs portant ce nom estoient seigneurs du Broutay, et avoient pour armes : De … à une aigle esploïée.


(à suivre...)


[1NdT : Cet article a été saisi par François du Fou. Voir le début de l’armorial.

[2NdT : Il s’agit de la Recherche de Montfaut (1463), recherche de noblesse pour la répartition de la taille, un peu l’équivalent d’une réformation des fouages en Bretagne. Cette recherche a été publiée dans la Revue de l’Avranchin, années 1929-1930.