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Les sources sur les gentilshommes bretons

Tréguier vue depuis les rives du Jaudy, rue du Port.
Photo A. de la Pinsonnais (2009).

Garzspern (du) - Réformation de la noblesse (1669)

Mercredi 14 mars 2012, texte saisi par Rémy Le Martret.

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Georges Le Gentil de Rosmorduc, La noblesse de Bretagne devant la Chambre de la Réformation 1668-1671, t. IV, p. 519-536.

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Georges Le Gentil de Rosmorduc, La noblesse de Bretagne devant la Chambre de la Réformation 1668-1671, t. IV, p. 519-536, 2012, en ligne sur Tudchentil.org, consulté le 23 avril 2017,
www.tudchentil.org/spip.php?article610.

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Garzspern (du) - Réformation de la noblesse (1669)
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Seigneurs du Garzspern, du Cosquer, du Lojou, de Cheff-de-Ville, de Largouet, etc…

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Garzspern (du)
D’or au lion rampant de gueulle, parcemé de sept billettes d’azur.

Extraict des registres de la Chambre establie par le Roy pour la refformation de la Noblesse en la province de Bretagne, par lettres patentes de Sa Majesté du mois de Janvier 1668, veriffiee en Parlement :

Entre le Procureur General du Roy, demendeur, d’une part.

Et messire François du Garzspern, fils et herittier principal et noble de feu messire Guillaume du Garzspern, sieur du Lojou, authorisé d’escuier Maurice de Quergroas, son curateur, demeurant en la ville de Saint-Brieuc, messire Pierre du Garzpern, sieur dud. lieu, demeurant en lad. ville, Ollivier du Garzpern, escuyer, sieur de Cheff-de-Ville, demeurant en sa maison de Quergroas, trefve de St-Fiacre, parroisse de Plezydy, evesché de Treguer, ressort de Saint-Brieuc, et Pierre-Baltazar du Garzpren, escuyer, sieur de Largouet, demeurant en la ville de Guingamp, evesché de Treguer, ressort de Rennes, deffendeurs, d’autre part [1].

Veu par lad. Chambre :

Quattres extraicts portant les declarations faites au Greffe d’icelle par lesd. deffendeurs de soustenir, sçavoir lesd. François et Pierre du Garzpern les quallites d’escuyer, messire et chevallier, et lesd. Ollivier et Pierre-Baltazar du Garzpern celle d’escuyer par eux et leurs predecesseurs prise et qu’ils portent pour armes : D’or au lion rampant de gueulle, parcemé de sept billettes d’azur, en datte des 14e Novembre et 29e Decembre 1668, 29e Janvier et 28e Feuvrier 1669, signees : le Clavier, greffier.

Induction dud. messire Pierre du Garzpern, sieur dud. lieu, faisant pour luy et pour messire François, chef du nom et d’armes du Garzpern, fils et heritier principal et noble de feu messire Guillaume du Garzpern, sieur du Lojou et de Resperes (?), frere aisné dud. Pierre du Garzpern, et faisant encore pour messire Ollivier du Garzpern, sieur de Cheff-de-Ville, et autre Pierre-Baltazar du Garzpern, escuyer, sieur du Largouet, ses freres juveigneurs, deffendeurs, sur le seing dud. Pierre du Garzpern et de Me Guillaume Davy, leur procureur, fournye et signiffiee au Procureur General du Roy par Testart, huissier, le 2e Mars 1669, par laquelle ils soustiennent estre nobles, issus d’ancienne chevallerye et extraction noble, et comme telz devoir estre, eux et leur posterité nee et à naistre en loyal et legitime mariage, maintenus dans les quallites de noble, escuyer et de chevallier et dans tous les droitz, privilleges et preminances, exemptions, honneurs et prerogatives attribuees aux entiens et veritables nobles et chevalliers de cette province, et qu’à cet effet ilz seront emploies aux rolles et cathologues d’iceux, savoir lesd. François et Pierre-Baltazar du Garzpern, de la senechaussee de Rennes, et lesd. Pierre et Ollivier, en celuy de la juridiction royalle de Saint-Brieuc.

Pour establir la justice desquelles conclusions, articullent à faitz de genealogie qu’ils sont dessendus originairement de messire Guyon du Garzpern, seigneur dud. lieu, fondateur de l’esglize de la parroisse de Plougonven, quy eut pour fils juveigneur messire Robert du Garzpern, qui espousa damoiselle Margueritte de Couetquis, fille aisnee d’Even du Couetquis, seigneur de Quernegues, sœur germaine de messire Philipes de Couetquis, evesque de Leon, archevesque de Tours et cardinal, duquel mariage issut Jan du Garzpern, sieur du Coskaer, qui espousa damoiselle Marye-Allex [2] de Querleau, fille de Gouazanharam, duquel mariage est issu Robert du Garzpern, second du nom, qui espousa noble damoiselle Françoise Pinart, fille aisnee de Paul Pinart, seigneur du Traon, dont est issu Pierre du Garzpern, seigneur du Coskaer, qui espousa damoiselle Denize de Lezormel, fille de la maison de Lezormel, duquel mariage est issu Robert du Garzpern, troixiesme du nom, qui espousa damoiselle Marye de la Tour, fille de Guy de la Tour et de damoiselle Catherine le Rouge, d’Encremel Mejusseaume, seigneur et dame de la Tour, dont est issu Rolland du Garzpern, seigneur du Coskaer, qui espouza noble damoiselle Françoise Jourdan, de la maison de Querversic et Lostenvern, duquel mariage est sorti messire Claude du Garzpern, seigneur du Messire [3], premier juveigneur, qui espouza noble damoiselle Janne de Quermeno, heritiere de la seigneurie du Lojou, duquel mariage est sorty François, cheff de nom et armes de Garzpern, seigneur dud. lieu, quy espouza noble damoiselle Marguerite Even, dont sont sortis Guillaume, Pierre, Ollivier et Pierre-Baltazar, Janne, Claude et Philipes du Garzpern, deffendeurs ; led. Guillaume, aisné, espouza damoiselle Margueritte le Chaussec, dont est issu messire François, chef de nom et armes du Garzpern, et damoiselles Renee et Margueritte du Garzpern, lesquels se sont, et leurs predecesseurs, de tout temps immemorial comportes et gouvernes noblement et advantageusement, tant en leurs personnes, partages que biens, pris les quallites de messire, nobles, escuyers et chevalliers, et portes les armes qu’ils ont cy devant declares, portant : D’or au lion de gueulle, parcemé de sept billettes d’azur, quy sont celles de la maison du Garzpern, dont ils tirent leur originne, sittuee en la parroisse de Plougonven, evesché de Treguer, qui a esté autrefois une des maisons la plus considerable du canton, tant pour la quallité des entiens seigneurs d’icelle que pour les droitz honorifiques en fiefz, juridictions, preminances d’eglize, droitz de fondation de l’eglize dud. Plougonven et autres en depandantz, partie desquels droitz y sont encore aujourdhuy annexes et conserves par la dame de Querloeguen, aujourdhuy possesseure de lad. terre du Garzpern ; cette terre et seigneurie, lieu de l’originne des deffendeurs, a esté possedee de tout temps par leurs ancestres, jusques à ce qu’elle est tombee en main de fille et a passé premierement en la maison de Querlouaguen et de Carné, dont l’aisné, comte de Carné et baron de Blaizon, avoit espousé une heritiere de lad. maison du Garzpern, et il ne se trouve point qu’elle eust esté possédee auparavant par autres que par les ancestres desd. deffendeurs, quy pouroient en comter un grand nombre et de temps fort entien, s’ils voulloient se servir des Annalles et Histoires de la province, qui les ont rendus fort recommendables pour leur antienne noblesse et vertus heroiques, mais ilz se contenteront d’apeller ceux dont ilz peuvent prouver leur dessente de pere en fils par les actes domestiques de leur famille qu’ils ont recouvres, à commancer par messire Guyon du Garzpern, seigneur dud. lieu, neufiesme ayeul dud. François du Garzpern, aujourd’huy aisné, chef de nom et d’armes de la famille.

Sur le degré duquel Guyon ils raportent deux pieces :

La premiere est un contract de mariage passé entre Robert du Garzpern, fils de Gueguen du Garzpern, et Margueritte de Couetquis, son esperee espouze, en presance et du consantement dud. Gueguen, nommé ensuite Guyon, et de Hervé du Garzpern, frere aisné dud. Robert, d’Even de Couetquis, pere de ladite Margueritte de Couetquis, de Guillaume de Couetquis, son frere, et de messire Phelippes de Couetquis, evesque de Leon, son autre frere, en datte du 5e Avril 1420, par lequel led. Hervé du Garzpern, de l’assentement dud. Guyon, son pere, receut led. Robert, son frere juveigneur, à hommage, lequel fist son devoir dud. hommage presantement de main et de bouche, à la coutume des nobles, de son droit et advenant des successions de sesd. pere et mere, à valloir sur lequel led. Hervé bailla aud. Guyon [4] du Garzpern la terre du Cosquer, sittuee en la parroisse de Plougonven.

La seconde est un partage noble, advantageux et final donné par led. Hervé du Garzpern, fils aisné, heritier principal et noble, aud. Robert, son frere juveigneur, dans les successions nobles desd. Guyon du Garzpern et femme, leurs pere et mere, lesquelles ilz reconneurent nobles et de gouvernement noble, et eut led. du Garzpern, juveigneur, en partage lad. terre du Cosquer, ou il demeuroit, aveq autres terres, revenus et droitz, pour les tenir de sond. frere aisné en parage et ramage, comme juveigneur d’aisné, en datte du 23e Mars 1447.

Sur le degré dud. Robert, fils dudit Guyon, est raporté :

Un partage noble et advantageux donné par nobles homs Jan du Garzpern, fils aisné, heritier principal et noble, à Henry du Garzpern, maistre d’hostel de la Reyne, son frere puisné, dans les successions de feus Robert du Garzpern et Margueritte du Couetquis, leurs pere et mere, qu’ils reconneurent noble, en presance et du consantement de Robert du Garzpern, pannetier de lad. Reyne, fils aisné, heritier principal et noble dud. Jan du Garzpern, par lequel partage il receut led. Henry du Garzpern, son frere puisné, à hommage de bouche et de mains, lequel il fist presantement et en paia le devoir de chambellenage, en datte du 20e Janvier 1498.

Sur le degré de Jan, filz dud. Robert du Gaspern, est raporté :

Un contract de mariage passé entre noble escuier Robert du Garzspern, fils aisné, heritier principal et noble de noble escuier Jan du Garzpern, seigneur du Cosquer, et noble damoiselle Françoise Pinart, fille de noble escuier Paul Pinart, seigneur du Trou [5], en datte du 2e Avril 1494.

Sur le degré de Robert du Garzpern, filz dud. Jan, est raporté :

Un contract de mariage passé entre Pierre du Garzpern, filz aisné, presomptif herittier principal et noble de Robert du Garzpern et de damoiselle Françoise Pinart, seigneur et dame du Coscaer, et damoiselle Denize de Lesormel, fille de Guillaume de Lesormel, seigneur dud. lieu, et d’Anne Lamelquin, compagne en seconde nopces dud. Robert du Garzpern, en datte du 7e Feuvrier 1509.

Sur le degré de Pierre du Garzpern, filz dud. Robert, sont raportees deux pieces :
La premiere est un contract de mariage passé entre nobles gens Robert du Garzpern, filz aisné, heritier presomptif et noble de nobles homs Pierre du Garzpern et damoiselle Denize de Lesormel, ses pere et mere, presantz, consantans et autorisans led. mariage, et damoiselle Marye de la Tour, fille de nobles gens Guyon de la Tour et Catherinne le Rouge, fille d’Encremel de Mejusseaume, en datte du 2e Septembre 1532.

La seconde est un partage noble et advantageux donné par nobles homs Robert du Garzpern, filz aisné, heritier principal et noble, à damoiselle Marye du Garzpern, sa sœur, dans les successions desd. deffuntz nobles gens Pierre du Garzpern et Marye de la Tour [6], seigneur et dame du Cosquer, leurs pere et mere, qu’ilz reconneurent nobles, s’estans eux et leurs predecesseurs toujours gouvernes et comportes noblement et advantageusement, tant en leurs personnes que biens, aveq retention du droit de ramage sur les choses baillees par led. du Garzpern en partage à sad. sœur, en datte du 1er Octobre 1560.

Sur le degré dud. Robert sont raportees cinq pieces :

La premiere est un contract de mariage passé entre escuier Rolland du Garzpern, filz aisné, heritier principal et noble de Robert du Garzpern, sieur du Coscaer, et damoiselle Françoise Jourdan, fille de feu nobles homs Yves Jourdan et damoiselle Anne de Locrist, sa compagne, sieur et dame de Querverzic, en datte du 15e Novembre 1562.

La seconde est un contract de vente faite aud. Rolland du Garzpern par damoiselle Marye du Garzpern, l’une de ses sœurs, de la quatriesme partye du tiers des successions desd. Robert du Garzpern et Marye de la Tour, leurs pere et mere, en datte du 18e Aoust 1571.

La troixiesme est un partage noble et advantageux baillé par escuier Rolland du Garzpern, filz aisné, heritier principal et noble, à damoiselles Adelice, Gillette et Beatrice du Garzpern, aussy ses sœurs juveigneures, dans les successions desd. Robert du Garzpern et Marye de la Tour, leurs pere et mere, qu’ilz reconneurent nobles et de gouvernement noble, s’estant eux et leurs predecesseurs de tout temps comportes et gouvernes noblement et advantageusement, tant en leurs personnes, partages et biens, à charge ausd. du Garzpern de tenir led. partage de leurd. frere aisné en juveignerie et ramage, à devoir de cour et de moulin, en datte du 6e Octobre 1571.

La quatriesme est un autre acte de partage noble donné par led. Rolland du Garzpern, fils aisné, heritier principal et noble, dans les successions desd. Pierre du Garzpern et Denize de Lesormel, ses ayeulz, à damoiselles Alliette et Barbe du Garzpern, ses tantes, aveq les mesmes reconnaissances du gouvernement noble et advantageux, pour tenir de luy led. partage en ramage, comme juveigneur d’aisné, et suivre la cour et moulin, en datte du mesme jour 6e Octobre 1571.

La cinquiesme est une transaction passee entre led. Rolland du Garzpern, escuier, sieur du Coscaer, et Claude du Perier, sieur du Mené, comme mary et procureur de droit de damoiselle Françoise de la Tour, heritiere de la maison de la Tour, touchant le reste deub à lad. Marie de la Tour, tante de lad. Françoise, dans les successions de leurs pere et mere, en datte du 8e Janvier 1567.

Sur le degré dud. Rolland, filz dud. Robert, et de Claude, filz dud. Rolland du Garzpern, sont raportees trois pieces :

La premiere est un contract de mariage passé entre escuier François du Garzpern, fils aisné, heritier principal et noble presomptif de nobles gens Claude du Garzpern et de damoiselle Janne de Quermeno, sa compagne, et damoiselle Margueritte Even, en datte du 5e Feuvrier 1615.

La seconde est un prisage fait à requeste dud. François du Garzpern, comme filz unique et seul heritier dud. feu Claude du Garzpern, frere juveigneur de Guillaume du Garzpern, aisné, heritier principal et noble, des biens de la succession dud. feu Rolland du Garzpern, pere commun desd. Guillaume et Claude du Garzpern, pour parvenir au partage desd. biens aveq damoiselle Françoise du Garzpern, fille aisnee, heritiere principale et noble dud. Guillaume, et nobles homs Yves de Penfentenio, sieur de Penestang, son mary, par lequel se voit que led. Rolland du Garzpern, avoit cinq enfans puisnes et que led. François, son petit filz, avoit sommé lesd. sieur et dame de Penestanq de proceder à la choisie de deux lotties leur apartenantes, comme represantant l’aisné noble, des trois qui avoient esté faites du total de lad. succession, afin de subdiviser celle qu’ilz laisserent pour les puisnes en cinq lotties esgalles, pour avoir led. François celle apartenante aud. feu Claude, son pere. Led. prisage fait au mois de Juin 1638.

La troixiesme est une transaction faite en consequence entre lesd. sieur et dame de Penestang et led. François du Garzpern, filz et unique heritier de Claude, par lequel il luy auroit esté fait raison de la legitime de sond. feu pere en la succession de son ayeul, en datte du 7e Septembre 1638.

Sur le degré dud. François du Garzpern, filz dud. Claude, est raporté :

Un acte de partage noble et advantageux donné par un seigneur de Lojou, senechal et premier juge magistrat du siege de Guingamp, lieutenant gouverneur dud. lieu, filz aisné, heritier principal et noble, à messire Pierre du Garzpern, seigneur dud. lieu, messire Ollivier du Garzpern, sieur de Chef-de-Ville, et damoiselle Claude du Garzpern, messire Pierre-Baltazar du Garzpern et damoiselle Philipe du Garzpern, ses juveigneurs, dans les successions de feu messire François du Garzpern, vivant seigneur dud. lieu, et de dame Margueritte Even, leurs pere et mere, qu’ilz reconneurent noble et de gouvernement noble, en datte du 26e Octobre 1661.

Sur le degré dud. Guillaume, filz aisné dud. François, est raporté :

Un extrait du papier baptismal de l’esglize de Nostre-Dame de Guingamp, contenant que le 6e Feuvrier 1656 fut baptisé escuier François du Garzpern, fils de messire Guillaume du Garzpern et de dame Margueritte le Chaussec, seigneur et dame de Resperes (?).

Sur les employs dont lesd. du Garzpern ont estes honores, sont raportees sept pieces :
La premiere est une assiepte des gages restes d’un an entier, donnes par le duc François second à Philipes du Garzpern, escuier, pannetier de la bouche du Duc et sugarde des Eaux et Forestz de Cornuaille, en datte du 23e Mars 1485.

La seconde est un mandement de la charge de consierge de la maison ducalle d’Insdrecte [7] et de son domaine, donné par led. duc François aud. Philipes du Garzpern, le 29e Decembre 1482.

La troixiesme est une continuation donnee par la duchesse Anne, apres le deces dud. Duc, son pere, le 3e Octobre 1488, aud. Philipes du Garzpern, des susd. charges, aveq apointement de cent livres de pension.

La quatriesme est une acte de fondation faite par noble escuier Henry du Garzpern, maistre d’hostel de la Reyne, en l’esglize de Plougonven, en datte du 27e Mars 1500.

La cinquiesme est un mandement donné par la reyne Anne, duchesse de Bretagne, à Pierre du Garzpern, sieur du Coscaer, de la charge de pannetier, en consideration de ses bonnes quallites et en faveur du service de son feu pere et autres ses predecesseurs luy rendus, en datte du 13e Feuvrier 1518 [8].

La sixiesme est un autre mandement donné aud. Pierre du Garzpern, par lad. Reyne, de la charge d’echanssonnerye de sa maison, en datte du 12e May 1523.

La septiesme est autre mandement d’echanssonnerye donné par lad. Reyne et Duchesse à Pierre du Garzpern, en faveur de ce que Robert du Garzpern et ses predecesseurs l’avoient auparavant bien et loyaument servye, en datte du 8e Juin 1511.

Requeste presantee à lad. Chambre par led. Pierre du Garzpern, escuier, sieur dud. lieu, faisant pour messire François, chef de nom et armes du Garzpern, sieur du Lojou et de Resperé (?), son nepveu, sur son seing et de Me Guillaume Davy, son procureur, par laquelle il dit avoir recouvert dans la Chambre des Comtes de cette province un extrait de la refformation des nobles de l’an 1446, ou les autheurs desd. du Garzpern ont comparus dans l’estat de chevalliers et d’illustre maison, lequel extrait il attache à lad. requeste pour soutenir les conclusions par luy prises en son induction, qu’il requiert luy estre adjugees. Lad. requeste mise au sac par ordonnance de lad. Chambre de ce jour.

Un extrait tiré à lad. Chambre des Comtes, dans lequel est marqué au rang et nombre des nobles de l’evesché de Treguer, sous le fief de Montafillant, le 29 Janvier 1446, Hervé du Garzpern, Robert du Garzpern, et en marge, nobles et acolles ; et lors des montres generalles dud. evesché de Treguer, en l’an 1479, est marqué Jan du Garzpern avoir comparu archier en brigandinnes à deux chevaux. Led. extraict datté au dellivrement du 3e Avril 1669, signé : M. Geffrard et Yves Morice.

Et tout ce que par lesd. du Gazpern, deffendeurs, a esté mis et induit, conclusions du Procureur General du Roy, consideré.

La Chambre, faisant droit sur l’instance, a declaré et declare lesditz François, Pierre, Ollivier et Pierre-Baltazar du Garzspern et leurs dessandans en mariage legitime nobles, issus d’antienne extraction noble, et comme telz a permis aud. François du Garzpern de prendre les quallites d’escuier et de chevallier, et aux autres du Garzpern celle d’escuier, et les a maintenus au droit d’avoir armes et escussons timbres apartenantz à leur quallites et à jouir de tous droitz, franchises, privilleges et preminances attribues aux nobles de cette province, et ordonné que leurs noms seront emploies, savoir ceux desd. François, Pierre et Ollivier du Garzpern au rolle et cathologue desd. nobles de la juridiction royalle de Saint-Brieuc, et celuy dud. Pierre-Balthazar du Garzpern au rolle de la senechaussee de Rennes.

Fait en lad. Chambre, à Rennes, le 6e jour d’Avril 1669.

Signé : Malescot.

(Copie ancienne signée de Jan Grosseteste et de Morice de Lacraize, notaires royaux à Saint-Brieuc – Archives du château des Granges, en Moncontour.)


[1M. de la Bourdonnaye, rapporteur.

[2La présence de ce double prénom étant tout à fait contraire aux usages du XVe siècle, il doit y avoir ici une erreur de lecture commise par les rédacteurs de l’arrêt.

[3Il s’agit probablement du Meshir, en Plougonven.

[4Il faut évidemment lire Robert.

[5Lire Traon, en français Val.

[6Cest Denize de Lesormel qu’il faut lire au lieu de Marye de la Tour.

[7Indret, en la paroisse de Basse-Indre.

[8Ce mandement émane certainement de la reine Claude et non de la reine Anne, car cette dernière mourut en 1514.