Tudchentil

Les sources sur les gentilshommes bretons

La Roche-Jagu en Ploëzal, édifié en 1405 par Catherine de Troguindy après autorisation du duc Jean V.
Photo A. de la Pinsonnais (2009).

Courson (de) - Réformation de la noblesse (1669)

Vendredi 27 mai 2011, texte saisi par Amaury de la Pinsonnais.

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Recherches historiques sur la Maison de Courson – Robert de Courson, 1881, p. 87-90.

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Recherches historiques sur la Maison de Courson – Robert de Courson, 1881, p. 87-90, 2011, en ligne sur Tudchentil.org, consulté le 13 décembre 2017,
www.tudchentil.org/spip.php?article771.

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Courson (de) - Réformation de la noblesse (1669)
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Courson (de)
D’or à trois chouettes de sable.

Courson. Du 30 avril 1669. Vérifié par moy d’Hozier de Serigny 1765  [1].

Copié sur l’original en parchemin :

Arrêt de Noblesse de 1669.

Courson. — Extraict des registres de la chambre establye par le roy pour la Réformation de la noblesse du pays et duché de Bretagne par lettres patentes de Sa Majesté du mois de janvier mil six cents soixsante et huict, vérifiées en Parlement.

Entre le Procureur général du Roy, demandeur, d’une part, et Pierre Courson, escuier sieur de Quermescop (sic), demeurant en la paroisse de Plouha, faisant pour Henry Courson, escuier, sieur de Quersallio, son frère puisné demeurant en la paroisse de Plesidi, Claude Courson, escuier, sieur de Querdaniel, Vincent Courson, escuier, sieur de Quersambic, demeurant en ladite paroisse de Plouha, et Jan Courson, escuier, sieur de Grandpré, demeurant en la paroisse de Boqueho, les tous, évesché et ressort de Sainct-Brieuc, deffandeurs d’autre part.

Veu par la dicte Chambre l’extraict de présentation faicte par les dits deffandeurs au greffe d’ycelle le dix-septiesme avril mil six cents soixsante et neuff, contenant la déclaration de maître Jan Davy, leur Procureur, de soutenir les quallitez de noble et d’escuier par eux et leurs prédécesseurs cy-devant prinses aux fins des tiltres qu’ils produiroient, avec l’escusson de leurs armes, ladicte déclaration signée le Clavier, greffier ;

Induction des dicts deffandeurs soulz le sing de P. Courson [et] de Davy leur procureur, fournye audit Procureur général du Roy par du Tac, huissier en la cour le dix-septièsme de ce dit mois et an, mil six cents soixante et neuff, par laquelle auroit été conclut à ceque les dictz deffandeurs soient déclarez nobles, d’antienne extraction et maintenus avec leurs enfants et dessendants naiz de légitime mariage en la quallité de noble et d’escuier par eux prinses et leurs prédécesseurs de tout temps ymmémorial, à porter armes, [p. 88] timbrez et à jouir des aultres droictz, exemptions, franchises et privillèges de noblesse, comme les autres nobles de la province, et ensuitte yl soict ordonné qu’ils seront emploiez et leurs nomps, au catalogue des nobles de la juridiction royalle de Sainct-Brieuc sous le ressort de laquelle ils sont domicilliés ;

Pour establir la justice desquelles conclusions articullent à faicts de généalogie que lesdits deffandeurs tirent leur origine de la maison noble de Quernescop, scituée en la paroisse de Plouha, evesché de Sainct-Brieuc, tenue prochement de la seigneurye dudict Plouha, appartenante à la dicte  [2] princesse de Guemené, laquelle maison a esté possédée, noblement par les encestres desdicts deffandeurs, du mesme surnom de tout temps immémorial, sans qu’il se trouve que jamais autres l’ayent possédées ;

Entres lesquels prédécesseurs estaient, François Courson premier du nom sieur dudit lieu de Kernescop duquel et de son mariage avecq damoiselle Françoise Taillard yssurent plusieurs enfans, entres lesquels estaient aultre François Courson second de nom, fils aisné héritier principal et noble, Jan  [3], Rolland, Catherine Rollande et Marie de Courson, puisnez ; que dudict François, second du nom, et de damoiselle Jacquelle Harscouet sa compaigne, yssurent deux enfants, scavoir : Jan Courson leur fils aîsné, héritier principal et noble et noble damoiselle Francoyse Courson ; que dudict Jan Courson, sieur de Quernescop et de damoiselle Jaune Loz, fille de la maison de Quergoanton, yssurent Claude Courson, leur fils aisné, héritier principal et noble, Regnault Courson et damoiselles Lucresse et Marguerite Courson ; que dudict Claude Courson et de damoiselle Janne Chrestien, sa compagne fille de la Villehelio, juveigneure de Pommorio, yssurent plusieurs enfants entre aultres Melchior Courson, fils aisné héritier principal et noble que  [4] Jan Courson, sieur de Grandpré deffandeur, et Claude Courson, sieur de Querdaniel  [5] aussi deffandeur ; que dudit Melchior Courson et damoiselle Hellaine Giquel, sa compaigne, fille de l’Ecluse, sont issuz lesdicts Pierre Courson, leur fils aisné héritier principal et noble, aprésent sieur de Quernescop et Henry Courson, sieur de Quersallio son frère puisné, deffandeurs ; que dudict Regnault Courson, frère puisne dudict Claude Courson et de son mariage avecq damoiselle Janne du Boisgeslin est issu ledict Vincent Courson, aussi deffandeur, sieur de Garzambic.

Pour preuve de laquelle généalogie ainsy articullée sont rapportez, aux fins de la dicte jnduction les actes qui ensuivent :

Sur le degré dudict François Courson, premier du nom, rapporte :

Un extraict des registres de la Chambre des Comptes levé à la requeste dudict Pierre Courson deffandeur le vingt neuffviesme mars dernier, an présent mil six cents soixsante et neuff, signé par les gens des comptes petitur (sic) Yves, Morice et Forcheteau, par lequel ce voict que ledict François Courson estoit employé en la Refformation de l’an mil cinq cents treize, entre les nobles de la parroisse de Plouha soubz l’Evesché de Sainct-Brieuc ; et en celle de mil cinq cents trante et cinq se trouve aussi employé un Ollivier Courson, sieur de Lisineuc et de Liffiac, noble homme.

Sur le degré dudict Francois, second du nom, rapporte un acte de partage, passé entre nobles gens Francois Courson, sieur de Quernescop, fils aisné, principal héritier noble de feu François Courson et de damoiselle Francoyse Taillart, ses père et mère, sieur et dame en leur temps dudict lieu de Qernescop de la paroisse de Plouha, d’une part et Jan Courson faisant tant pour luy et Rolland Courson, son frère mineur, Catherine Rollande et Marie Courson, puisnez, d’autre part, des successions des dicts deffuncts François Courson et de la dicte Françoise Taillard, leur père et mère communs, dans lequel il rapporte que chascun des dicts partageans estaient fondez à succéder noblement pour son regard et cottité et ensuilte ledit François Courson, aisné, héritier principal et noble retient pour son droict d’ainage, préciput et advantage des dictes [p. 89] successions, ladicte maison et lieu noble de Quernescop et donner à chascun de ses puisnez les autres héritages y mantionnez : le dict acte datte du seiziesme décembre mil cinq cents cinquante et neuff, deument signé et garanti.

Sur le degré dudict Jan Courson, rapporte :

Un acte de partage faict entre nobles gens, ledict Jan Courson, sieur de Kernescop et Françoise Courson, sa sœur unicque, de la succession héritière (sic) et mobilière, de François Courson leur père commun lors escheue et de celle à escheoir de damoiselle Jacquette Harscouet, sieur et dame du dict lieu de Quernescop, leur père et mère communs, par lequel il est recongneu que les dictes parties étaient nobles personnes et que leurs prédécesseurs s’estaient gouvernez noblement et avoient partagé les mesmes biens noblement, comme gens d’extraction noble, en conséquence de quoy, le dict Jean Courson, héritier principal et noble, avoit baillé à sa dicte sœur, pour sa portion ès dictes succession les chozes y employées, avecq promesse d’en faire assiepte après le deceds de la dicte Harscouet en bon fond d’héritage ; le dict acte datté du 1er octobre mil cinq cents quattres-vingts-six, deument signé et garanti.

Sur le degré desdicts Claude et Reynaud Courson, sont rapportez deux pièces :

La première est le contrat de mariage faict entre nobles gens, Jan Courson, sieur de Quernescop, et damoiselle Janne Loz, fille de François Loz, Sr de Couatcouechant (sic), en datte du quatorziesme juillet mil cinq cents soixsante et quinze, deument signé et garanti ;

La seconde est un acte de partage faict entre ledit noble homme Claude Courson, sieur de Quernescop, fils aisné, héritier principal et noble, de déffuncts nobles gens, Jan Courson et Janne Loz sa compagne, vivants sieur et dame dudict lieu de Quernescop, ses père et mère, et noble homme Regnault Courson, damoiselle Marguerite et Lucresse Courson, ses puisnez, des successions des dicts deffuncts, leur père et mère communs, par lequel est recongneu leur qualité et noblesse et que les dictes successions paternelle et maternelle estoient nobles et sestoient de tout temps gouvernez noblement et au désir de la coustume ; en conséquence de quoy, ledict Claude Courson, héritier principal et noble auroict baillé à ses dicts puisnez, pour leur parts et portions, les héritages et revenus y mentionnez : ledict acte en datte des quinziesme et seiziesme janvier mil six cents trois, deubment signé et garanti.

Sur le degré des dicts Melchior Courson, Jan et Claude Courson, ses frères, deffendeurs, rapporte :

Un acte de partage faict entre ledit Melchior Courson, escuier, Sr de Quernescop, qualliffié fils ainé héritier principal et noble desdicts Claude Courson et Jaune Chrestien sa compagne, et nobles gens Catherine Courson dame du Glesquer, et Regnaud Courson, Sr de Garzambic, curateur spécial de François et Marie Courson, et curateur général de Claude, Jan et Margueritte Courson, frères et soeurs puisnez dudict Melchior, par lequel est dict que attandu le gouvernement noble de la famille recogneu qu’il n’apartenait ausdicts puisnez qu’un tiers aux successions de leurs dicts feus père et mère communs, et que ledict Melchior, aisné, estoict fondé à prendre les portions de trois autres puisnés, en la succession de leur dict père décédez après luy, d’un autre en la succession maternelle décédée apprès (sic) leur dicte mère commune  [6], oultre son préciput, advantage et ses deux tiers ; ensuilte de quoy apprès avoir fourny estat et gros du bien à ses dicts puisnez en présance de leur parans, venants à partage les choses y employées : Ledict acte en datte du onziesme juin mil six cents vingt-quattre, deubment signé et garanti ;

Sur le degré des dicts Pierre et Henry Courson, deffandeurs rapporte un acte de partage en forme de transaction et cession de droits faicts entre ledict Pierre Courson, sieur de Quernescop qualliffié fils aisné héritier principal et noble et ledict Henry son puisné ès successions desdicts deffuncts escuier Melchior Courson et damoiselle Hellaine Gicquel en leur vivantz sieur et dame de Quernescop, leur père et mère communs, par lequel, ledict Henri Courson, puisnez, quitta audict Pierre son aisné, pour la somme y contenue touttes ses prétentions aux dictes successions, et mesmes en deux aultres successions, collatéralles, et ce apprès avoir ledict puisné recogneu que lesdictes successions estaient nobles et se debvoient par conséquant partager noblement : Ledict acte datte du cinquième juillet mil six cents cinquante et huict, deubment signé et garanty ;

Sur le degré dudict Vincent Courson, deffandeur, rapporte un extrait du papier baptismal de la paroisse de Plouha contenant que noble homme Vincent Courson, fils aisné de nobles gens Regnault Courson et Janne du Boisgeslin, sieur et dame de Garzambic, fut baptisé le vingt quattrièsme apvril mil six cents trante, [p. 90] datté au dellivrement en faict  [7] les juges (sic) et officiers de la juridiction de Plouha et d’eux signé le dixsièsme febvrier an présant, mil six cents soixante-neuff ; sont oultre rapportés le nombre de dix pièces justifiants que les dicts Courson cy-devant ont esté recogneuz nobles et se sont comportez noblement ;

La première est un extraict des hommages de la seigneuryes de Plouha du quinziesme may mil cinq cents soixsante et cinq où auroit comparu noble homme Francois Courson et damoiselle Jacquette Harcouet (sic) sa compagne qui auroient faict la foy et hommage à ladicte seigneurye pour les héritaiges qu’ils en relevoient : Ledict acte deubment signé et garanty ;

La seconde est un acte prosnal faict en l’assemblée du général de ladicte Parroisse de Plouha le sixsiesme octobre mil cinq cents soixsante et cinq, où est emploié, entre les nobles de la dicte Parroisse, François Courson, sieur de Quernescop : Le dit acte deubmant signé et garanti ;

La troisiesme est autre acte prosnal du deuxsiesme octobre mil cinq cents soixsante et quatorze, auquel est pareillement desnommé entre les nobles de ladite parroisse Jan Courson, sieur de Quernescop, ledit acte deubment signé et garanti ;

La quatriesme est autre acte prosnal auquel est pareillement desnommé entre les nobles de ladicte parroisse le dict Jan Courson, sieur de Quernescop : Le dict acte datté du vingt septiesme mars mil sept cents quattre-vingts-trois, deubment signé et garanty ;

La cinquiesme du seziesme septembre mil cinq cents soixante et huict est un certifficat du capitaine Kergouanton-Loz, ayant charge de deux cents arquebusiers pour le service du roy, que noble Francois Courson, sieur de Qucrnescop s’étoit enrollé en sa compagnie pour lui servir d’exemption en l’arrière-ban, le dict acte deubmant signé et garanty ;

La sixsiesme du quinziesme mars mil cinq cents soixsante et treize est une déclaration fournie par noble homme Jan Courson, sieur de Quernescop, aux commissaires du ban et arrière-ban des héritaiges qu’il possédoit, pour raison de quoy il recognoissoit être subject audit arrière-ban : Le dict acte signé et garanty ;

La septiesme du onziesme juin mil cinq cents soixsante et treze est autre certifficat dudict Quergouanton-Loz, que de ledict Jan Courson, sieur de Quernescop avoit faict le service au Roy les quattre mois lors derniers, en la retenue de l’isle de Brehat : Ledict acte deubmant signé et garanti.

La huictiesme du quinziesme aoust mil six cents huict est un extraict du minu fourni par escuier Claude Courson, sieur de Quernescop fils aisné, héritier principal et noble de défunct escuier Jan Courson son père, pour le rachapt deub par son décèds au fermier général du domaine du Roy : Ledict acte deubmant signé et garanti ;

La neufviesme du dix-huictiesme apvril mil six cents vingt et quattre est une déclaration et minu fourni par escuier Melchiol (sic) Courson, sieur de Quernescop, fils aisné héritier principal et noble de defuncts nobles gens Claude Courson et Janne Chrestien, sieur et dame en leur vivans dudict lieu, pour le rachapt deub par leur déceds au recepveur du domaine du Roy : Ledict acte deubmant signé et garanti ;

Et la dixsiesme du vingt et deuxsiesme octobre mil six cents trante et six est une déclaration présantée au sieur Sénéchal de Rennes, commissaire du ban et arrièrre-ban par ledict Melchior Courson, escuier, sieur de Quernescop, tant en privé nom que comme procureur de droict de damoiselle Helaine Gicquel sa femme, des héritaiges par eux possedez, subjets à l’arrierre-ban : Ledict acte aussi deubment signé et garanti ;

Et tout ce que vers ladict Chambre a esté mins et ynduict par les dicts deffandeurs, aux fins de leur dicte ynduction, murement considéré,

La Chambre faisant droict sur l’instance a déclaré et déclare lesdicts Pierre, Henri, Claude, Jan et Vincent Courson, nobles et yssus d’extraction noble, et comme tels, leur a permis et à leurs dessandants en mariage légitime de prendre la qualité d’escuier et les a maintenus aux droicts d’avoir armes et ecussons timbres appartenants à leur quallitez et à jouir de tous droicts, franchises, exemptions, immunitez, préeminances et privilléges attribuez aux nobles de cette province ; ordonne que leurs noms seront employez au rolle et catallogue des nobles de la juridiction Roialle de Saint-Brieuc.

Faict en la dicte Chambre à Rennes, le trantiesme apvril, mil six cents soixante et neuff.

Signé : Malescot.


[1NdT : Texte saisi par Amaury de la Pinsonnais pour Tudchentil. L’original met en italique les noms et prénoms des membres de la famille de Courson, ainsi que quelques noms de terres, mais ne le fait pas systématiquement. Nous n’avons pas conservé ces italiques. Nous avons aussi introduit des paragraphes dans l’énumération des preuves, l’édition de 1881 en regroupant parfois certaines sans qu’on puisse y trouver une logique le justifiant.

[2Ainsi écrit quoiqu’il n’en ait pas été encore fait mention dans l’acte.

[3Jean, Sr de Portandré, de qui descendent les Courson de la Villeneuve-en-Saint-Gilles-le-Vicomte.

[4Ainsi écrit dans l’original, c’est-à-dire que pour ainsi que.

[5De lui descendent les Courson du Launay.

[6Passage difficile à comprendre.

[7Sans doute : daté au delivrement fait par les juges...