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Les sources sur les gentilshommes bretons

Tonquédec, forteresse des Coëtmen, rebâtie à partir de 1406 et démantelée en 1626.
Photo A. de la Pinsonnais (2007).

Hingant de Kerissac - Preuves pour la Grande Écurie (1709)

Lundi 5 mars 2018, transcription de Armand Chateaugiron.

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Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Français 32102, no 40.

Citer cet article

Bibliothèque nationale de France, Département des manuscrits, Français 32102, no 40, transcrit par Armand Chateaugiron, 2018, en ligne sur Tudchentil.org, consulté le 13 décembre 2018,
www.tudchentil.org/spip.php?article324.

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Hingant de Kerissac - Preuves pour la Grande Écurie (1709)
1.6 Mo.

Bretagne, 1709

Preuves de la noblesse de Jean-Charles Hingant de Kerissac, presenté pour etre reçu page du roi dans sa Grande Écurie, sous le commandement de Son Altesse monseigneur le comte d’Armagnac, grand ecuier de France.

De sable à trois epées d’argent, posées en pal, les pointes en haut, leurs gardes et leurs poignées d’or. Casque.

Charles Hingant de Kerissac, 1689.

Extrait du regitre des batêmes de la paroisse de Plemeurbodou, dans l’evêché de Treguier, portant que Jean-Charles, fils de messire Jean-Batiste Hingant, chevalier, seigneur de Kerissac, et de dame Marguerite de Tromelin, sa femme, naquit le 13e de juin de l’an 1689, et reçut le supléement des cerémonies du batême le 18e d’août de la même année. Cet extrait délivré le 1er de mars de la presente année 1709, et signé Elech, curé de l’eglise de Plemeurbodou.

Ier degré, père et mère. Jean-Batiste Hingant, seigneur de Kerissac, Marguerite de Tromelin, sa femme, 1686. D’argent à deux fasces de sable.

Contrat de mariage de messire Jean-Batiste Hingant, chevalier, seigneur de Kerissac et du Roscoat, fils aîné et héritier principal et noble, de messire Laurent Hingant, chevalier, seigneur de Kerduel, de Crechalsi et de la Sale-au-Chevalier, et de dame Jeanne-Jaquette Le Manilhi, sa femme, acordé le 5e de septembre 1686 avec demoiselle Marguerite de Tromelin, fille de messire Vincent de Tromelin, chevalier, seigneur du Parc, de Kervégan et de Kerambeller etc., et de dame Renée Le Merdi. Ce contract passé devant Le Bourdelle, notaire audit lieu du Parc, evêché de Tréguier.

IIe degré, aïeul et aïeule. Laurent Hingant, seigneur de Kerduel, Jeanne Jaquette Le Menihi, sa femme, 1666. [D’argent] [1] à deux fasces de gueules, [deux] couleuvres d’azur afrontées et brochantes sur le tout, celle qui est adossée au flanc dextre de l’ecu [a] les deux tiers du corps hors de la fasce du chef, et l’autre tiers sous [celle] de la pointe, et celle qui lui est afrontée, posée les deux tiers du [corps] sous la fasce du chef et l’autre tiers sur la fasce de la pointe.

Décret du mariage de noble homme Laurent Hingant, sieur de la Sale, avec demoiselle Jeanne Le Menihi, fille de François Le Menihi, vivant ecuyer, sieur de la Forêt, et de demoiselle Caterine du Val de la Ville Carmel, fait devant le senéchal de [fol. 93v] Treguier, au siège de Lannion, le 6e de février 1666. Cet acte signé Taillant.

Arrêt rendu à Rennes le 10e de novembre 1668 par les commissaires nommés par le roi pour la réformation des nobles, en Bretagne, par lequel Jean-Batiste Hingant, sieur de Kerissac, et Laurent Hingant, son oncle, sieur de la Sale, sont maintenus comme nobles d’ancienne extraction, dans la possession de leur noblesse, qu’ils avoient justifiée depuis 1422. Cet acte signé Malescot.

Partage des biens nobles et de gouvernement noble et avantageux laissés par la mort de messire Claude Hingant, vivant seigneur de Kerduel et de Boisriou, dans la paroisse du Trevou, fait le 25e d’avril 1653 entre Louis Hingant, ecuyer, seigneur de Kerascoet, Pierre et Michel Hingant, sieurs de Kervilien, Laurent Hingant, ecuyer, sieur de la Sale, et René Hingant leur frère juvigneur, ses enfants, et de dame Anne de Leshildri, sa femme, et messire Jean-Batiste Hingant, leur neveu, et fils unique de messire Jean Hingant, seigneur de Kerissac, leur frère aîné et heritier principal et noble dudit messire Claude Hingant, leur père. Cet acte reçu par Evenou, notaire à Lannion, juridiction de Tréguier.

IIIe degré, bisaïeul et bisaïeule. Claude Hingant, seigneur de Kerissac, Anne de Leshildri sa femme, 1611. D’azur, à un croissant d’argent, accompagné de trois bezans de même, posés deux en chef et un en pointe.

Décret du mariage de noble et puissant Claude Hingant, seigneur de Kerduel et de Kerissac, avec demoiselle Anne de Leshildri, fille et héritière de nobles et puissans François de Leshildri et Isabeau Le Lagadec, sa femme, vivans seigneur et dame de Kerascoet. Fait devant le senéchal de la cour de Langarzau, ressort de Tréguier, le 17e de mars 1611. Cet acte signé Guillemot.

[fol. 94] Aveu et dénombrement des terres, seigneuries et manoirs nobles de Kerduel, de Plemeurbodou, de Créchalsi, du Fou, de Kerissac et de la Sale-au-Chevalier, tenus en homage lige de la chatellenie roïale de Lannion, donné au Roi en la chambre des comptes de Nantes, le 21e de novembre 1626 par noble et puissant messire Claude Hingant, comme héritier de noble et puissant messire Louis Hingant, son père. Cet acte reçu par Kervinoël, notaire à Lannion.

IVe degré, trisaïeul et trisaïeule. Louis Hingant, seigneur de Kerduel, Caterine Rivault, sa femme, 1590. D’argent à une fasce d’azur, et une fleur de [lys] de gueules en chef.

Acord fait le 25e de février 1588 entre demoiselle Françoise Rivaut, dame de Kerjestin, demoiselle Anne Rivaut, dame de Kervision, et noble et puissant Louis Hingant, seigneur de Kerduel, de Kernechalsi, du Fou, de la Sale, et de Kerpilevout, comme garde du fils qu’il avoit eu de demoiselle Caterine Rivaut, sa femme, vivante leur sœur aînée, et dame de Kerissac, sur le partage des biens nobles et de gouvernement noble qui leur etoient échus par la mort de noble homme François Rivaut, leur frère, seigneur de Kerissac, fils aîné et heritier principal de nobles Pierre Rivaut et demoiselle Marguerite de Perrien, sa femme, vivans seigneur et dame de Kerissac, et de Kervisien. Cet acte reçu par Renard, notaire à Lannion.

Assiete de douaire faite le 28e de mars 1576 par noble homme Louis Hingant, seigneur de Kerduel, à demoiselle Jeanne Plusquellec, sa mère, veuve de noble homme Yves Hingant, dont il etoit le fils aîné et héritier principal et noble. Cet acte sous seings privés, signé Hingant, et Plusquellec.

Ve degré, 4es aïeul et aïeule. Yves Hingant, seigneur de Kerduel, Jeanne de Plusquellec, sa femme. 1553. D’argent à trois chevrons de gueules.

Contract de mariage de noble homme Yves Hingant, seigneur de Kerduel et de Kerambie, dans la paroisse de Plemeurbodou, acordé le 4e de février 1553 avec demoiselle Jeanne de Plusquellec, fille aînée [fol. 94v] de noble homme François de Plusquellec et de demoiselle Caterine Renard, seigneur et dame de Kergastel, et de Coatriou. Ce contract passé devant Galec, recteur de l’eglise de Trévou.

Acord fait le 19e de juin 1539 entre noble homme Yves Hingant, seigneur de Kerduel, et Philipe Hingant, son frère juvigneur, recteur de l’eglise de Ploemagoer, sur le partage noble, et de gouvernement noble et avantageux, comme issus de noble et ancienne generation, et chevalerie, qu’il demandoit dans les biens de noble homme Christophe Hingant, et de demoiselle Françoise de Kerverchou, sa femme, vivans seigneur et dame de Kerduel et de Saint Iliau, leurs père et mère. Cet acte reçu par Le Bouloign, notaire à Lannion.

Nous, Charles d’Hozier, conseiller du roi, genéalogiste de sa maison, juge général des armes et des blazons, et garde de l’armorial général de France, et chevalier de la religion et des ordres militaires de Saint Maurice et de Saint Lazare de Savoie, certifions au Roi, et à Son Altesse monseigneur Louis de Lorraine, comte d’Armagnac, de Brionne et de Charni, grand ecuier de France, commandeur des ordres de Sa Majesté, grand senéchal de Bourgogne, gouverneur d’Anjou et gouverneur des villes et des chateaux d’Angers et des Ponts de Cé, que Jean-Charles Hingant de Kerissac, a la noblesse necessaire pour être reçu au nombre des pages que Sa Majesté fait élever dans sa Grande Écurie, comme il est justifié par les actes qui sont enoncés dans cette preuve, laquelle nous avons vérifiée et dressée à Paris, le lundi vingt cinquieme jour du mois de mars de l’an mile sept cens neuf. Signé d’Hozier.


[1La numérisation de la BNF a laissé des mots cachés dans la marge.