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Les sources sur les gentilshommes bretons

Château du Boisorcan, Noyal-sur-Vilaine, bâti par Julien Thierry, argentier de la duchesse Anne (XIV-XVe).
Photo A. de la Pinsonnais (2007).

Saliou - Maintenue au Parlement de Bretagne (1671)

Mardi 28 février 2017, transcription de Amaury de la Pinsonnais.

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Bibliothèque municipale de Rennes, Les Champs Libre, Ms 214, fol. 205v-206.

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Bibliothèque municipale de Rennes, Les Champs Libre, Ms 214, fol. 205v-206, transcrit par Amaury de la Pinsonnais, 2017, en ligne sur Tudchentil.org, consulté le 17 novembre 2017,
www.tudchentil.org/spip.php?article203.

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Saliou - Maintenue au Parlement de Bretagne (1671)
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2542

Du 24 mars 1671.

Entre le procureur general, d’une part, et messire Jean Saliou, sieur de Chef-du-Bois, conseiller en la Cour, demeurant ordinairement hors son semestre en la paroisse de Saint-Jean-du-Bally de Lannion, eveché de Treguer, deffendeur, d’autre part.

Veu par la Chambre la comparution faitte au greffe par le dit messire Jean Saliou le 23 feuvrier 1671 au soutien des qualités de messire et d’ecuier comme conseiller à la Cour, exerçant depuis les 30 ans, et pour armes d’argent au chevron de gueules accompagné de trois quintefeuilles de même, deux en chef et un en pointe.

Induction d’actes dudit messire Jean Saliou, deffendeur, sous le seing de maître Robert Frogerais, son procureur, fournie et signiffiée au procureur general du roi le 22 mars 1671 par Nicou, huissier à la cour, par laquelle il auroit conclus à ce qu’il plut à la ditte Chambre en consequence de la declaration qu’il auroit fait au greffe d’icelle le maintenir dans la ditte qualité de messire, et aux droits appartenants à personnes nobles, et comme tel le faire emploier au catalogue de la juridiction royalle de Lannion.

Et tout ce que par le deffendeur a eté mis et produit devant la ditte Chambre, aux fins de son induction.

Conclusions du procureur general, et le tout consideré.

La Chambre, faisant droit en l’instance, a declaré et declare ledit Jean Saliou noble, issu d’ancienne extraction noble, lui permet les qualités d’ecuier et de chevalier, le maintient lui et tous ses descendants en legitime mariage au droit d’avoir armes et ecussons timbrés appartenants à leur qualité, et à jouir de tous les droits, honneurs, franchises et privileges attribués aux nobles [fol. 206] de cette province, et son nom inscript au catalogue de Lannion.

Fait à laditte Chambre à Rennes ce 24 mars 1671, ainsi signé d’Argouges et Huart.

Nota : il faut remarquer que ledit Jean Saliou, conseiller, avoit emploié son fils aussi nommé Jean Saliou dans son induction, et que monsieur le procureur général les avoit aussi tous deux emploié dans ses conclusions dont voicy la teneur (conformément à la declaration faitte au greffe par ledit Jean Saliou pere, faisant tant pour lui que pour son fils) et cependant, on n’a pas emploié le fils dans l’arrêt [1].

Veu l’induction des actes et titres de messire Jean Saliou, sieur de Cheff-du-Bois, conseiller à la Cour, faisant tant pour lui que pour Jean Saliou son fils, la ditte induction du 22 mars 1671, aux fins d’être tous deux maintenus en la qualité d’ecuier et de chevalier, et porter pour armes d’argent à un chevron de gueules accompagné de trois quintefeuilles de même, deux en chef et un en pointe, les actes et titres emploiés dans l’induction.

Je consens pour le roi que le dit Jean Saliou, sieur de Chef-du-Bois, conseiller en la Cour, soit maintenu aux qualités d’écuier et de chevalier, et le dit Jean son fils en la qualité d’ecuier d’ancienne extraction, et comme tels inscripts au catalogue de Lannion.

Fait au parquet le 23 mars 1671, signé André Huchet.


[1Remarquons à notre tour que les termes de l’arrêt maintiennent Jean Saliou père, « lui et tous ses descendants en legitime mariage ». Jean Saliou, fils légitime, est donc bien maintenu par cet arrêt.