Tudchentil

Les sources sur les gentilshommes bretons

L'histoire de Keroulas

Du Moyen Âge à nos jours

Par la famille de Keroulas.

Depuis le Moyen-Âge, le berceau de la famille de Keroulas se trouve au manoir de Keroulas à Brélès, en Pays de Léon. Plus de 6 siècles et près de 20 générations plus tard, cette belle demeure du XVIIe siècle est toujours la résidence de descendants de la famille.

Le manoir de Keroulas conserve de précieuses archives dont les plus anciennes datent de la fin des années 1300. Elles ont permis de remonter aux périodes les plus reculées de l’histoire familiale.

Le nom de famille de Keroulas s’est éteint en Pays de Léon au XVIIIe siècle. Les Keroulas d’aujourd’hui descendent de Ronan Mathurin de Keroulas (1730-1810) qui s’installe vers 1764 au manoir de Tal ar Roz au Juch près de Douarnenez. Sa nombreuse postérité estimée à plus de 5.000 personnes a surtout essaimé au Juch et dans les communes environnantes.

Ce beau livre illustré, travail collectif de plusieurs enfants de la famille, vous invite à plonger dans la destinée des Keroulas, à suivre son évolution au fil des siècles et à découvrir de nombreux épisodes parfois très surprenants.

Le livre est en vente chez l’éditeur aux éditions Récits au prix de 35 €.

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Tréguier vue depuis les rives du Jaudy, rue du Port.
Photo A. de la Pinsonnais (2009).

Bahuno (du) - Preuves de noblesse pour la Grande Écurie (1766)

Vendredi 12 décembre 2025, transcription de Guillaume de Boudemange.

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Source

Bibliothèque nationale de France. Département des Manuscrits. Français 31245 (Nouveau d’Hozier 20), fol. 64.

Citer cet article

Bibliothèque nationale de France. Département des Manuscrits. Français 31245 (Nouveau d’Hozier 20), fol. 64, transcrit par Guillaume de Boudemange, 2025, en ligne sur Tudchentil.org, consulté le 11 février 2026,
www.tudchentil.org/spip.php?article1741.

Bahuno (du) - Preuves de noblesse pour la Grande Écurie (1766)

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Lecture

Les pages des Ecuries du Roi, par Gaston de Carné, nouvelle édition, 11,90€.

Bretagne, 16 décembre 1766, Grande Écurie.

 

Preuves de la noblesse d’Amand Fortuné du Bahuno, agréé par le roi pour etre elevé page du roy dans sa Grande Écurie, sous le commandement de Son Altesse monseigneur le prince de Lambesc, Grand Écuyer de France, et madame la comtesse de Brionne.

De sable à un loup d’argent passant, langué et onglé de gueules, et surmonté d’un croissant d’argent.

 

Ier degré, produisant – Amand Fortuné du Bahuno, 1748.

Extrait des registres des batemes de la paroisse de Coadout, eveché de Dol, portant qu’Amand Fortuné du Bahuno, fils de messire Jaques Marie du Bahuno, seigneur du Liscoet, et de dame Charlotte Françoise Marie Reine de Coetlogon, sa femme, naquit le 28 octobre mil sept cent quarante-huit, fut ondoyé le lendemain et reçut le supplement des cérémonies du bateme le 22 decembre suivant. Cet extrait delivré par ledit sieur Le Brigant, recteur de Coadout, et legalisé.

 

IIe degré, père et mère – Jaques Marie du Bahuno, seigneur du Liscoet, Charlotte Françoise Marie Reine de Coetlogon, sa femme, 1746. De gueules, à trois écussons d’hermines.

Contrat de mariage de messire Jaques-Marie du Bahuno, seigneur du Liscoet, fils ainé heritier prinicipal et noble de messire Guillaume François du Bahuno, seigneur de Berien, et de dame Petronille Le Borgne, accordé le 29 janvier 1746 avec demoiselle Charlotte-Françoise-Marie-Reine de Coetlogon, fille de messire Cesar, sire de Coetlogon, chef de nom et d’armes, et de dame Catherine-Claude Le Borgne, sa veuve. Ce contrat passé à Guingamp devant Le Breil et Morand, notaires des juridictions de Saint Michel et Guingamp.

Extrait des registres des batemes de la paroisse d’Estyval au diocese de Vennes, portant que Marie Jaques du Bahuno, fils de François Guillaume du Bahuno, seigneur de Berien, du Liscoet, du Resto, du Bois de la Roche, du Sain, etc., et de dame Petronille Le Borgne, sa femme, naquit le 6 fevrier 1723, fut ondoyé le lendemain et reçut le supplement des ceremonies du bateme le 6 octobre 1725. Cet extrait signé de Boisgelin de Kersa, recteur de ladite paroisse, et legalisé.

 

IIIe degré, ayeul et ayeule – François-Guillaume du Bahuno, seigneur de Berien, Petronille Le Borgne, sa femme, 1710. D’argent à un chef de gueules endenché.

De sable à un loup d’argent passant, langué et onglé de gueules, surmonté d’un croissant d’argent.

Contract de mariage de François-Guillaume du Bahuno, écuyer, seigneur de Berien et de Kerdisson, fils ainé et heritier principal et noble de François du Bahuno et de demoiselle Perrine Louise du Liscoet, sa veuve, accordé le 11 octobre 1710 avec demoiselle Petronille Le Borgne, fille ainé heritiere principale et noble de Joseph-François Le Borgne, écuyer, seigneur de Coetnevenez et de Rocumelen, et de demoiselle Catherine Ursule du Bahuno. Ce contrat passé devant Kerambrun et Querniart, notaires des juridictions de Guingamp et de Rocumelen.

Transaction faite sous seings privés le 21 novembre 1717 entre demoiselle Louise Perrine du Liscoet, veuve de François du Bahuno, sieur de Berien, et François-Guillaume du Bahuno, écuyer, seigeur dudit lieu de Berien, fils ainé et heritier principal et noble dudit François du Bahuno, touchant la demande que ladite demoiselle [folio 64v] veuve, faisoit de son douaire, d’autant qu’elle avoit renoncé aux biens de sa communauté. Cet acte signé par les parties.

 

IVe degré, bisayeul – François du Bahuno, seigneur de Berien, Louise Perrine du Liscoet, sa femme, 1680. D’argent à un chef de gueules, chargé de sept billettes d’argent, posées quatre et trois.

Contrat de mariage de François du Bahuno, écuyer, seigneur de Berien, Kerdisson et de Penguilli, accordé le 17 decembre 1680, avec demoiselle Louise Perrine du Liscoet, fille de Guillaume du Liscoet, écuyer, seigneur du Liscoet, du Bois de la Roche et du Keranroux, et de demoiselle Marie de Talhoet. Ce contrat passé devant Cadiou, notaire de la juridiction du Saint, éveché de Quimper.

Sentence rendue le 23 fevrier 1683 à l’audience de la maison commune de Vennes, par laquelle il est ordonné que demoiselle Claude du Bahuno, femme de Louis de Cleguenec, seigneur de Lantillac, et François du Bahuno, écuyer, seigneur de Berien, conviendroient entre eux de priseurs pour procéder au partage qu’ils devoient faire des successions de leurs père et mère. Cette sentence signée Ragot, fut signifiée le 12 avril de la même année audit François du Bahuno, seigneur de Berien, fils ainé principal et noble de François du Bahuno et de demoiselle Anne de la Coudraie, sa femme, vivans seigneur et dame dudit lieu de Berien, ladite signification signée Gouronc.

Arrest de la Chambre établie par le Roy pour la reformation de la noblesse du pays et duché de Bretagne, rendu à Rennes le 23 novembre 1668, par lequel François du Bahuno, écuyer, seigneur de Berrien, fils ainé principal et noble de François du Bahuno, écuyer, seigneur dudit lieu de Berien, et de demoiselle Anne de la Coudraye, sa veuve, est declaré noble et issu d’extraction noble et est maintenu dans la qualité d’écuyer en consequence des titres qu’il avoit produits pour en justifier la possession depuis l’an 1443. Cet arrest signé Malescot.

 

Ve degré, trisayeul – François du Bahuno, sieur de Berien, Anne de la Coudraye, sa femme, 1641. Vairé d’argent et de sable et une cotice brochant sur le tout en bande.

Contrat de mariage de François du Bahuno, sieur de Berien, fils ainé et seul heritier principal et noble de René du Bahuno, sieur de Kerdisson, de Kerglivirec et dudit lieu de Berien, et de demoiselle Nicole Roland, sa veuve, accordé le 29 decembre 1641, avec demoiselle Anne de la Coudraie, fille de Jaques de la Coudraie, écuyer, sieur de Kerboutier, et de demoiselle Françoise le Meilleur. Ce contrat passé devant Gadoux, notaire à Pontivi.

Aveu d’heritages assis dans la paroisse de Langonnet donné par Claude le Boulh le 4 juillet 1646 a demoiselle Nicolle Roland, dame de Kerdisson et de Penguilli, veuve de René du Bahuno, seigneur de Kerglivinec, et à François du Bahuno leur fils. Cet acte reçu par Trotier, notaire (de la cour de la principauté de Guemené).

 

VIe degré, 4e ayeul – René du Bahuno, seigneur de Berien, Nicole Roland, sa femme, 1609. D’argent à trois aiglons d’azur, bequés, langués et onglés d’or, et posés deux et un.

Aveu d’heritages situés au village de Persevenic donné le 3 may 1639 à René du Bahuno et à demosielle Nicole Roland, sa femme, seigneur et dame de Kerdison, de Kerlivirec et de Pinguilli. Cet acte reçut par Hingant, notaire à Pontivi.

Transaction faite le 13 decembre 1609 entre nobles gens Vincent Roland, écuyer, sieur de Talain, fils de noble homme Pierre Roland, sieur dudit lieu de Talain, et de demoiselle Julienne de la Coudraye, sa femme, et René du Bahuno, écuyer, sieur de Kerlivirec, Jaques du Bahuno, sieur [folio 65] du Liée, Jean du Bahuno, sieur de la Porte, et demoiselle Jaquette du Bahuno, sur le partage qu’ils avoient à faire en noble comme en noble et en partable comme en partable, des biens de ladite Julienne de la Courdraie, leur mère, comme femme en secondes noces de noble homme Gilles du Bahuno, vivant sieur de Limoges. Cet acte recu par Plumelec, notaire à Pontivi.

Vente publique des meubles laissés par la mort de nobles gens Gilles du Bahuno et Julienne de la Coudraye, sa femme, sieur et dame de Limoges, faite en la cour de Pontivi le 3 decembre 1597 a la requeste de Jerome du Bahuno, sieur de la Demiville, en qualité de tuteur de René, Jean, Jaques, Jaquette et Helene du Bahuno, leurs enfans. Cet acte signé Luget, greffier de la cour de Pontivi.

 

VIIe degré, 5e ayeul – Gilles du Bahuno, seigneur de Berien, Julienne de la Coudraye, sa femme, 1580. Vairé d’argent et de sable et une cotice brochant sur le tout en bande.

Inventaire des titres et contrats concernant les successions de Gilles du Bahuno, écuyer, sieur de Limoges, de Berien et de Kergleveric, et de demoiselle Julienne de la Courdraye, sa femme, fait le 1er decembre 1598 a la requeste de Jerome du Bahuno, écuyer, sieur de la Demiville, tuteur de leurs enfans. Cet acte reu par Bernard, notaire à Pontivi.

Écritures fournies le 27 juin 1745 entre noble homme Gilles du Bahuno, sieur de Limoges, à cause de certains heritages que noble homme Guion du Bahuno, son père, avoit vendus à Olivier Cadier, et pour lesquels il y avoit un proces intenté en la cour d’Aurai par noble homme Jean du Bahuno, frere ainé dudit sieur de Limoges. Ces écritures signées le Trepezec.

Quittance générale donnée le 29 may 1564 par Louise du Bahuno, dame douairière de Penhoet, à noble homme Jean du Bahuno, son frère, sieur de la Demiville, de tout ce qu’elle pouvoit prétendre dans les biens de feu Guion du Bahuno, écuyer, sieur de la Demiville, et dans la succession future de demoiselle Louise de Coetsal, sa mère. Cet acte reçu par Coueron et Urien, notaires de la cour de Guemené.

 

VIIIe degré, 6e ayeul – Guion du Bahuno, sieur de la Demiville, Louise de Coetsal, sa femme, 1539. Losangé d’argent et de gueules.

Procuration générale donnée le 21 aout 1539 par noble homme Guion du Bahuno, écuyer, et par demoiselle Louise de Coetsal, sa femme, seigneur et dame de la Demiville, à Pierre de Villiers et à Louis et Georges le Douairain. Cet acte reçu par Nicol, notaire à Auray.

Partage noble et avantageux dans les successions de Guillaume du Bahuno, seigneur de la Demiville, et de Jeanne Gibon, sa femme, donné le 15 octobre 1545 par Guillaume du Bahuno, écuyer, leur fils ainé et heritier principal et noble a demoiselle Jeanne du Bahuno, sa sœur puinée. Ce partage duement signé.

 

Nous Louis-Pierre d’Hozier, chevalier, conseiller du roy en ses conseils, juge d’armes de la noblesse de France et commissaire de Sa Majesté pour luy certifier la noblesse de ses écuyers et de ses pages,

[folio 65v] Certifions au Roy et à leurs Altesses monseigneur le prince de Lambesc, Grand Écuyer de France et à madame la comtesse de Brionne, qu’Amand Fortuné du Bahuno a la noblesse nécessaire pour etre elevé page du roy dans sa grande écurie ainsi qu’il est justifié par les actes qui sont énoncés dans cette preuve, que nous avons dressée et verifiée à Paris le seizième jour du mois de decembre de l’an mil sept cent soixante six. Conforme au registre de feu mon pere [1].

[Signé] d’Hozier


[1Cette dernière phrase d’une autre main, qui est celle de d’Hozier.