Tudchentil

Les sources sur les gentilshommes bretons

L'histoire de Keroulas

Du Moyen Âge à nos jours

Par la famille de Keroulas.

Depuis le Moyen-Âge, le berceau de la famille de Keroulas se trouve au manoir de Keroulas à Brélès, en Pays de Léon. Plus de 6 siècles et près de 20 générations plus tard, cette belle demeure du XVIIe siècle est toujours la résidence de descendants de la famille.

Le manoir de Keroulas conserve de précieuses archives dont les plus anciennes datent de la fin des années 1300. Elles ont permis de remonter aux périodes les plus reculées de l’histoire familiale.

Le nom de famille de Keroulas s’est éteint en Pays de Léon au XVIIIe siècle. Les Keroulas d’aujourd’hui descendent de Ronan Mathurin de Keroulas (1730-1810) qui s’installe vers 1764 au manoir de Tal ar Roz au Juch près de Douarnenez. Sa nombreuse postérité estimée à plus de 5.000 personnes a surtout essaimé au Juch et dans les communes environnantes.

Ce beau livre illustré, travail collectif de plusieurs enfants de la famille, vous invite à plonger dans la destinée des Keroulas, à suivre son évolution au fil des siècles et à découvrir de nombreux épisodes parfois très surprenants.

Le livre est en vente chez l’éditeur aux éditions Récits au prix de 35 €.

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Plafond du Palais du parlement de Bretage, salle de la Cour d'Assise.
Photo A. de la Pinsonnais (2008).

Roche Saint-André (de la) - Preuves pour la Grande Ecurie (1715)

Dimanche 24 mai 2015, transcription de Amaury de la Pinsonnais.

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Preuves de noblesse pour le Collège royal de la Flèche, BNF, Département des manuscrits, Français 32103, no 5, fo 15..

Citer cet article

Preuves de noblesse pour le Collège royal de la Flèche, BNF, Département des manuscrits, Français 32103, no 5, fo 15., transcrit par Amaury de la Pinsonnais, 2015, en ligne sur Tudchentil.org, consulté le 14 mai 2024,
www.tudchentil.org/spip.php?article1129.

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Roche Saint-André (de la) - Preuves pour la Grande Ecurie (1715)
96.1 kio.

Lecture

Les pages des Ecuries du Roi, par Gaston de Carné, nouvelle édition, 9,90€.

Bretagne, mars 1715

Preuves de la noblesse de René de la Roche Saint-André, présenté pour être reçu page du roi dans sa grande Écurie sous le commandement de Son Altesse monseigneur le comte d’Armagnac, Grand Écuyer de France.

De gueules à trois rocs à l’antique d’or posés deux et un. Casque.

René III de la Roche de Saint-André, 1698.

Extrait du registre des batesmes de la paroisse de Sainte Radegonde de la ville de Nantes, portant que René de la Roche, fils de messire Louis de la Roche Saint-André, chevalier, seigneur de l’Espinaie, capitaine de l’une des compagnies de la noblesse du comté de Nantes, et de dame Elizabeth Gabard sa femme, naquit et fut batisé le 23e de juin de l’an 1698. Cet extrait délivré le 23e de février de la présente année 1715, signé Le Tourneux, recteur de l’église de Sainte Radegonde à Nantes, et légalisé.

Ier degré, père et mère – Louis de la Roche, seigneur de L’Espinaie, Elizabeth Gabard, sa femme, 1683. De gueules à deux étoiles d’or posées en chef et un croissant d’argent en pointe.

Contrat de mariage de messire Louis de la Roche, chevalier seigneur de la Roche, fils aîné et héritier principal et noble de messire Jean de la Roche, vivant chevalier seigneur de l’Espinai, et de dame Jeanne Adam sa femme, accordé le 26e de juin de l’an 1683, avec demoiselle Elizabeth Gabart, fille de messire Philipes Gabart, chevalier, seigneur de la Maillardière, et de dame Marie Couperie. Ce contrat passé devant Petit, notaire à Nantes.

Homage de la métairie noble de Gastain, assise dans la paroisse de Saint-Martin du Bignon et mouvante du roi à cause de sa chatelenie de Toufou, fait à Sa Majesté dans sa Chambre des comptes de Bretagne le 15 de février de l’an 1702 par messire Louis de la Roche Saint André, chevalier, seigneur de l’Espinai, etc. Cet acte signé Bavillard.

IIe degré, ayeul et ayeule – Jean de la Roche, seigneur de Lespinai, Jeanne Adam sa femme, 1653. D’argent à trois roses de gueules, posées deux et une.

Contrat de mariage de Jean de la Roche, écuyer seigneur de l’Espinai, fils de messire René de la Roche, vivant chevalier, seigneur de la Roche Saint-André, et de dame Michelle Pineau sa femme, accordé le 31 d’aoust de l’an 1653 avec demoiselle Jeanne Adam, fille de Pierre Adam, écuyer sieur de la Brandaisière, et de Claude Oger. Ce contrat passé devant Belon notaire à Nantes.

Arrest rendu à Rennes le 28e de février de l’an 1669 par les commissaires députés par le roi pour la réformation de la noblesse en Bretagne, par lequel ils déclarent nobles et issus d’ancienne extraction noble Louis de la Roche, seigneur de la Roche Saint-André et Jean de la Roche son frère, sieur de l’Espinai, en conséquence des titres qu’ils avoient produits pour justifier leur dite qualité depuis l’an 1382. Cet arrest signé Malescot.

Partage noble dans les successions de monsieur René de la Roche, vivant chevalier seigneur de la Roche Saint André, et de dame Michelle Pineau sa femme, donné le 9e d’aoust 1658, au noble comme au notre et en partable comme en partable, par messire Louis de la Roche leur fils aîné et héritier principal et noble, chevalier seigneur de la Desnerie, conseiller au Parlement de Bretagne, à messire Jean de la Roche son frère puisné, sieur de l’Espinai. Cet acte reçu par Belon notaire à Nantes.

IIIe degré, bisayeul et bisayeule – René de la Roche IIe, seigneur de la Roche Saint André, Michelle Pineau sa femme, dame de l’Epineai, 1616. D’argent à une fasce de gueules chargée de deux pommes de pin d’argent, et accompagnée en pointe d’une pomme de pin de gueules.

Contrat de mariage de René de la Roche, écuyer fils aîné et héritier principal et noble de noble et puissant René de la Roche, sieur de la Roche Saint André et de la Desnerie, et de demoiselle Davot sa veuve, accordé le 3 de juillet de l’an 1616 avec demoiselle Michelle Pineau, fille de Jaques Pineau, écuyer, sieur de l’Epinai, et de demoiselle Claude Dubois. Ce contrat passé devant Giraud, notaire au lieu de Fauvionière.

Aveu d’héritages mouvans de la seigneurie du Plessis-Baslin, donné les 6 de juin de l’an 1615 par Marie Roirand, dame de la Fortière, à noble et puissant René de la Roche, seigneur de la Roche Saint André et dudit lieu du Plessis Baslin. Cet acte signé Marie Roirand.

IVe degré, trisayeul et trisayeule – René de la Roche Ier, seigneur de la Roche Saint André, Marie Davot la Popelinière sa femme, 1584. De sable à deux cignes aux pattes d’argent, les cous passéz en sautoir.

Contrat de mariage de noble et puissant René de la Roche, sieur de la Roche et de la Desnerie, fils unique de noble et puissant Mathurin de la Roche, vivant seigneur de Saint Julien de Vouvant, chevalier de l’ordre du roi et capitaine des gentilshommes de l’évesché de Nantes, et de dame Claude de la Boucherie sa femme, accordé le 28 de juillet de l’an 1584 avec demoiselle Marie Davot, fille de noble et puissant Gabriel Davot, seigneur de la Fremantinière et de la Fresnaie, et de demoiselle Louise de Rennes. Ce contrat passé devant Beviau notaire à Nantes.

Aveu du domaine noble de la Roche assis dans la paroisse de Saint-André et mouvant de la seigneurie de Vieille Vigne, donné le 3e de juin de l’an 1601, par noble et puissant René de la Roche, seigneur de la Desnerie, etc, à haut et puissant messire René de Machecoul, seigneur dudit lieu de Vieillevigne, etc. Cet acte receu par la Ferrière notaire à Nantes.

Ve degré, 4e ayeul et ayeule – Mathurin de la Roche, seigneur de la Roche Saint André, Claude de la Boucherie, sa femme, 1582. D’azur à un cerf passant d’or.

Renonciation faite devant le sénéchal de Nantes le 5 de février de l’an 1582 par demoiselle Claude de la Boucherie, aux biens de la communauté d’entre elle et Mathurin de la Roche, son mari, vivant sieur de la Roche Saint-André et de la Desnerie.

Aveu du lieu de l’Hopital mouvant de la seigneurie de la Desnerie donné le 21 de décembre de l’an 1555 par demoiselle Marguerite Mainard à noble et puissant Mathurin de la Roche, seigneur de la Roche, de Saint Julien de Vouvant, et dudit lieu de la Desnerie. Cet acte reçu par Delisle, notaire de la cour de la Desnerie.

Nous, Charles d’Hozier, conseiller du roi, généalogiste de sa maison, juge général des armes et des blazons et garde de l’armorial général de France, et chevalier de la religion et des ordres militaires de Saint-Maurice et de Saint-Lazare de Savoie,

Certifions au roi et à Son Altesse monseigneur Louis de Lorraine, comte d’Armagnac, de Brionne et de Charni, Grand écuyer de France, commandeur des ordres du roi, grand sénéchal de Bourgogne et gouverneur d’Anjou, etc, que René de la Roche Saint-André a la noblesse nécessaire pour être reçu au nombre des pages que Sa Majesté fait élever dans sa grande Écurie ; comme il en est justifié par les actes qui sont énoncés dans cette preuve, laquelle nous avons vérifiée et dressé à Paris le mercredi vingtième jour du mois de mars de l’an mil sept cent quinze.

[Signé] d’Hozier