Tudchentil

Les sources sur les gentilshommes bretons

La Roche-Jagu en Ploëzal, édifié en 1405 par Catherine de Troguindy après autorisation du duc Jean V.
Photo A. de la Pinsonnais (2009).

Lambert - Réformation de la noblesse (1668)

Mercredi 1er novembre 2006, texte saisi par Amaury de la Pinsonnais.

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Revue Historique de l’Ouest, année 13 (1897 - Documents), p. 278-289.

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Revue Historique de l’Ouest, année 13 (1897 - Documents), p. 278-289, 2006, en ligne sur Tudchentil.org, consulté le 19 août 2017,
www.tudchentil.org/spip.php?article287.

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Lambert - Réformation de la noblesse (1668)
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LAMBERT

Lambert
D’argent au chevron brisé de gueules

Arrêt des Commissaires de la Réformation de la noblesse rendu en faveur de MM. Lambert.

27 octobre 1668.

Extraict des registres de la Chambre establye par le Roy pour la refformation de la noblesse du pays et duché de Bretaigne par lettres patentes de Sa Majesté données au mois de janvier dernier 1668, vérifiées en Parlement.

M. d’Argouges, premier président.

M. Descartes, rapporteur

Entre le Procureur général du Roy,

Demandeur, d’une part.

Et messire René Lambert, chevallier, sieur de la Havardière ; et messire Françoys Lambert, sieur de Lorgeril, fils aisné hérittier principal et noble de messire Françoys Lambert, sieur de la Hauteville, son père, deffendeurs, d’autre part : Veu par la Chambre deux actes de comparution faicts au greffe de la dicte Chambre, par les susdits Lambert, deffendeurs les 24 et 27e jour du mois de septembre dernier, signés : Clavier, greffier, contenant leurs déclarations, sçavoir : ledict sieur de la Havardière de soustenir la qualité de noble d’extraction, mesme celle de mestre et de chevalier par luy et ses prédécesseurs prise de tout temps immémorial et dont ils ont esté honoré par les Roys et porter pour armes : d’argent au chevron brisé de gueulle [1], et le dict sieur de Lorgeril soustenir la qualité d’escuyer par luy et ses prédécesseurs prise comme estant gentilhomme d’extraction ; natif de la paroisse de Soulvache et avoir et porter aussi pour armes : d’argent à un chevron brisé de gueulles ; - Induction d’actes dudit sieur de la Havardière, deffendeur, sur son seing et de maistre René Charlot, son procureur, signiffyés au procureur général du roy, par Busson, huissier, le 17e jour d’octobre pressent mois et an 1668, par laquelle il soustient estre noble et issu d’anctienne extraction noble et de chevalier, et comme tel devoir estre maintenu et gardé luy et sa postérité née et à naistre en loyal mariage, dans la qualité de messire et de chevalier par lui et ses prédécesseurs prise et dans les privilèges et exemptions dont jouissent les autres nobles de la province et qu’à cet effect il soit employé et enrollé, dans le catalogue des nobles de la séneschaussée et siège présidial de Rennes.

Pour establir la justice desquelles conclusions, articule pour faicts de généalogie : - Qu’il est issu de Jan Lambert, vivant chevalier de l’ordre du Roy et de dame Havard sa compagne ; lequel Jan estait issu d’autre Jan Lambert, aussi chevalier de l’ordre du roy et de dame Janne de Rochefort, sa compagne ; lequel Jan estoit issu encore d’autre Jan Lambert, escuier, et de damoiselle Margueritte Lenfant, lequel Jan estait issu cadet de la maison de la Hauteville d’où il tire son origine, dont l’aisné de laquelle est le dit François Lambert, sieur de Lorgeril ;

Et pour justifier que luy et ses prédécesseurs ont toujours vescu noblement et que ce gouvernement luy a acquis nombre d’employs honorables qu’il a eu dans les Estats, en l’ordre de la noblesse, où il a eu l’honneur de présider, est rapporté un Extraict tiré des registres du greffe des Etats de Bretagne, par lequel est desnommé président dans la remonstrance de Jan Uzille, sieur de Quervellec, sénéchal de Quintin, le 28e aoust 1663 M. de la Havardière, sieur de Racinoux [2] :

Pour justifier que ledit sieur de la Havardière a eu l’honneur d’estre estably par messieurs les mareschaux de France pour la décision et jugement du point d’honneur avec le sieur compte (sic) de Bruslon dans l’estendüe de l’évêché de Vennes et ladite commission luy adressée par lesdits sieurs les mareschaux de France le 24e may 1668, signée et plus bas : Le Maire et scellée, avecq une lettre sur le mesme sujet luy escritte par M. le duc de Masarin ; et de lui signée un ordre particulier au dict sieur de Mazarin donnée au dict sieur de la Havardière et au dict sieur compte de Bruslon, de l’an presant 1668 et signée : le duc de Mazarin, et plus bas : Par Monseigneur Piquet et scellé. - Un contrat de mariage passé entre le dict Lambert, sieur de la Havardière, deffendeur, et damoiselle Renée Pépin, fille unique de messire Claude Pépin, conseiller du Roy au Parlement, son espérée espouse (sic) le 29e aoust 1620, dans lequel l’on a employé au dict sieur de la Havardière la qualité de messire et seigneur, fils aisné présomptiff hérittier principal et noble de noble et puissant messire Jean Lambert, chevallier de l’ordre du Roy, capitaine de gens d’armes, gentilhomme ordinaire de la Chambre et son pensionnaire en Bretaigne et de dame Ollive Havart sa compagne, seigneur et dame de Lemont, signé : Gicquel, avecq une quittance au pied signée dudict Gicquel ; - Un extraict tiré sur le registre du greffe des Estats de Bretaigne le 20e octobre 1622 par lequel les gens des Estats auraient donné commission et députté le sieur de Cahideuc et le sieur de Lesmon pour décider le différend entre les gens et officiers de la Chambre des comptes et les gens des Estats, signé : de Racinoux. - Une lettre escritte et adressée par la reyne, mère de feu Roy d’heureuse mémoire au dit sieur de Lesmon le 1er juin 1614 portant reconnaissance de l’affection et zelle qu’il avait eu pour le service de Sa Majesté en cette province, signée : Maury [3] et plus bas :Pottier et scellée - Autre lettre escritte par Louis traize, Roy de France au dit sieur de Lesmon le dernier février 1617, portant advis de recevoir de la part de sa dite Majesté ses volontés qui lui seroient faict entendre par M. le mereschal de Brissac, signée : Louis et plus bas : Pottier. - Et pour justiffier que le dict sieur de Lesmont avoit l’honneur d’estre receu dans le nombre des chevalliers de l’ordre de Sainct-Michel est rapporté des lettres de chevallier du dit ordre de Saint-Michel octroyées au dit sieur de Lesmont par Henry, quatriesme avecq commission au sieur marquis de Coatquin de luy donner le collier du dict ordre, le 27e janvier 1602, signé par copie : Couesquin et plus bas par mon dit seigneur : Le Mettayer et scellée. - Un mémoire et ordre particulier par le dit Roy Henry quatrtre octroyé au dit sieur marquis de Coesquin pour et aux fins de donner au dit sieur de Lesmon le dit collier de chevalier dudit ordre de Saint-Michel, ledit jour 27e janier 1602, signé : Henry et plus bas : Pottier ; Un certificat donné par ledit sieur marquis de Coesquin d’avoir donné à Jan Lambert, qualiffié de messire, sieur de Lesmont, chevallier de l’ordre du Roy, gentilhomme ordinaire de sa chambre et son pensionnaire en Bretagne, le collier de chevalier dudit ordre de Sainct-Michel, le 1er jour de mars audit an 1602, signé : Coesquin et plus bas par mondit seigneur : Le Mettayer, et scellée. - Un contract de mariage passé entre Gilles de Rochefort, sieur de la Rigourdaine, et dame Janne Louaisel, fille de messire Guillaume Louaisel, le 19 mai 1591 [4], signé par coppie : Yvon. - Un partage faict entre ledit sieur de Lesmont, qualiffié d’escüier, et Amaury Lambert, sieur de la Rigourdaine, son frère aisné, enfans de deffuncts Jan Lambert et dame Janne de Rochefort, son espouse, le 27e septembre 1592 dans lequel la qualiré de messire, chevalier de l’ordre du Roy a esté employée audit Jan Lambert, signée : Gédegon.

Pour justifier que ledit Jan Lambert, sieur de la Rigourdaine estait chevalier est rapporté une lettre escritte par Charles, Roy de France le 14e aoust 1570 adressante à nostre cher et bien amé le sieur de la Rigourdaine, chevallier de nostre ordre, signé Charles et plus bas : Fiees.

Et pour justifier que le dit sieur de la Rigourdaine estoit issu d’escüier Jan Lambert et de damoiselle Margueritte Lenfant, sieur et dame de la Hauteville, est rapporté un partage entre ledit sieur de la Rigourdaine, Charles Lambert, escüier, sieur de la Hauteville, son frère aisné, enfans de deffuncts Jan Lambert et damoiselle Marguerite Lenfant, leur père et mère, dans lequel ils sont qualifiés d’escuyers, le 5e mars 1557, avec une quittance au pied du 13 aoust 1562, dans laquelle ledicts Jan et Pierre Lambert [5] sont qualifiés de nobles hommes, signé par coppye : Baletrec.

Lambert
D’argent au chevron de gueules.

Induction du dit François Lambert, sieur de Lorgeril, sous son seing, et de Me Jacques de Lorgeril, son procureur, fournie et signiffiée au procureur général par Busson, huissier, le 17e jour d’octobre presant mois et an, par laquelle il soustient estre noble et issu d’extraction noble et comme tel devoir estre maintenu et gardé luy et sa postérité née et à naistre en loyal mariage, dans leur qualitez d’escuier, de messire et de chevalier, comme ses prédecesseurs et dans les privilèges et exemptions dont jouissent les autres gentilshommes du royaume et qu’à cet effect il doit estre employé au catalogue des nobles de la sénéschaussée de Rennes.

Pour justifier et establir la justice desquelles conclusions articule pour faicts de généalogie, qu’il est issu de François Lambert et de damoiselle Hellaine Bonnier, lequel François est issu de Pierre Lambert et de damoiselle Louise de Trémignon, dame du Plessix ; le dict Pierre issu d’autre Pierre Lambert et de damoiselle Janne Sévestre ; le dict Pierre issu de Charles Lambert et de damoiselle Françoise Gouyon ; le dict Charles issu de Jan Lambert et de damoiselle Marguerite Lenfant et le dict Jan Lambert issu d’autre Jan Lambert et de Gilette Joachin, lesquels ont toujours porté pour armes : d’argent à un chevron de gueulle.

Et pour le prouver rapporte un éscusson où sont les dites armes imprimées, chiffré en marge du dit de Lorgeril ; un contrat de mariage passé entre le dit François Lambert et damoiselle Catherine de Lorgeril, dame de la Houssaye, fille aisnée de Jacques de Lorgeril, éscüier, sieur dudict lieu, et de damoiselle Renée Biré, sa compagne, dans lequel le dict sieur Lambert est qualiffié de mestre et seigneur, dils aisné héritier présomptif et noble d’autre messire François Lambert, chevallier, seigneur de la Hauteville, le 30e juin 1650, signé : Berthelot et Durand, notaires royaux à Rennes, avec la quittance estant au pied dudict contract du 17e octobre dudit an 1650, signé Berthelot, dans lequel les dictes qualités ont été employées audit François Lambert, défendeur ; sur le degré dudict François Lambert et de ladite Bonnier, sa femme, est rapporté un acte de transaction sur partage faict entre ledit François Lambert, sieur de Lorgeril, damoiselle Mathurine Lambert, femme d’écuyer René de la Moussaye, sieur de la Villegueury, et damoiselle Anne Lambert, le 24e juin 1653, signé : Basset et Bertaud, notaires royaux, dans laquelle ledit Lambert est qualiffyé de messire, chevallier, seigenur de la Chastellenye de Lorgeril, touchant le partage de la succession de ladicte deffuncte Bonnier, leur mère, lequel fut faict entr’eux noblement par sadicte transaction.

Pour justifier que François, père dudict déffendeur estait fils héritier principal et noble dudict messire Pierre Lambert et de dame Louise de Trémigon est rapporté un contract de mariage dudit François Lambert escüier, sieur de la Hauteville avec damoiselle Heilaine Bonnier le 21e janvier 1621, signé : Morfouasse et Mazette, notaires royaux à Rennes, dans laquelle ladicte qualité d’hérittier principal et noble et celle d’escuyer luy a ésté donnée et employée et à son dict père celle de messire : deux contracts de vante et hérittages faicts par ledit Pierre Lambert au sieur de la Vallée-Plumaudan les 2e et 10e mars 1631, signés : Torcilla, dans lesquels la qualité de messire est employée audit Lambert ; - Un acte faict en exécution d’un accord sur partage entre ledit François, fils dudict Pierre et damoiselle Catherine Goüeon, justiffiant que Pierre Lambert est hérittier principal et noble de deffunct Charles Lambert, son père, lesquels sont qualiffiés de nobles hommes le 4e aoust 1592, signé : Durand et Le Roy, nottaires. - Partage noble faict des successions dudict Pierre Lambert et de ladicte Sévestre et dudict François, leur fils aisné décédé sans hoirs de corps, faict entre ledict Pierre Lambert segond, Louis Lambert, sieur de Lescoublière, damoiselle Mathurine Lambert, dame de l’Isle, et damoiselle Françoise Lambert, dame de la Lucassière, lesquelz Lambert sont qualiffiés de nobles hommes et de messire, seigneur et sieur, et ledit Pierre Lambert hérittier principal et noble desdicts Pierre Lambert et Janne Sévestre, par representation de deffunct noble homme François Lambert, leur frère aisné, le 2e may 1605, signé : Le Bardoux et Jachüet (Jac Hüet) ; - Un contract de mariage passé entre ledict Pierre Lambert et ladicte damoiselle de Trémigon, fille de noble et puissant messire François de Trémigon, vivant chevalier des ordres de Sa Majesté [6], le 17e octobre 1597, signé : de Trémigon, de Lesquen et de la Guerrande, dans lequel la qualitté d’escüier est employée audict Pierre Lambert et celle de fils aisné hérittier principal et noble de deffunct messire Pierre Lambert, chevalier, et de dame Janne Sévestre, son épouse ; - Un acte d’accord passé entre ledict Pierre Lambert et damoiselle Gilette Lambert, dame douairière de la Barre, sa tante, portant affranchissement du droict naturel luy appartenant et acquit de la somme de neuf cens livres pour ledict affranchissement, le 18e juillet 1605, signé : Richeux-Durand et Durand, par lequel ledict Pierre Lambert est qualiffié de noble homme ; - Un contract de mariage entre ledict Pierre Lambert et ladite Janne Sévestre, fille aisnée de noble homme Allain Sévestre, sieur de la Villebrehen, le 5e febvier 1555, signé : Suzay et Rivière, dans lequel ledict Lambert est qualiffié de nobles gens, fils aisné et hérittier principal et noble présomptiff et attendant dudict Charles Lambert, son père et damoiselle Janne Sévestre [7] ; - acte d’accord et transaction faicte sur le partage demandé par damoiselle Catherine Gouyon, fille de Marguerite Lenfant, de son second mariage avecq noble homme, François Gouyon, de son droict naturel en la succession de ladicte Lenfant, mère commune de ladicte Gouyon et dudict Charles, son père à icelluy Charles, le 3e may 1563, signé : Gédéon et Le Trévec, nottaires, dans lequel ledict Lambert est qualiffié de noble homme hérittier principal et noble de deffunct noble homme Charles Lambert, son père, en son vivant hérittier aussy principal et noble de ladicte Lenfant ; - Un partage noble faict entre ledict Pierre, Gillette, Charlotte et Guyonne Lambert, de la succession tant dudict Charles que de ladicte Françoise Gouyon, sa femme, le 28e novembre 1595, signé : Simon et Suraye, nottaires, dans lequel lesdicts Lambert sont qualiffiés de nobles hommes, messire, et ledict Pierre, fils aisné hérittier principal et noble desdicts deffuncts et comme tels reconneu avoir recueilly les successions et ses puisnés, décédés sans hoirs de corps : - une transaction passée entre ladite Françoise Gouyon, douairière de la maison de la Hauteville veuve de Charles Lambert, et Pierre Lambert, leur fils aisné touchant l’assiette de douaire deub à sadicte mère, signée : Lambert, Drouët, Cocherye et autres, du 24e décembre 1563, par lequel ledit Pierre est qualiffié de noble homme fils aisné héritier principal et noble homme dudit feu Charles Lambert, aussi califfié (sic) de noble homme, avec aultre acte en suite passé entre ladicte Goüeon et ledict Pierre Lambert, de l’assiette du partage de Renée Lambert, soeur dudict deffunct Charles, le 20e febvrier quinze [8] 65, signé : Lambert et plusieurs autres sans laquelle les mesmes qualitéz sont encore employées audict Lambert ; - Un acte de partage faict entre ledict Charles et Jan Lambert, son frère puisné, de la succession noble de deffunct Jan Lambert et de ladite Lenfant le 15e mars 1557, signé : Vivier et Le Tirec, avecq un acquit dudit Jan Lambert puisné estant au pied, signé : Jan Lambert et Vivier, ledict partage fait noblement et par iceluy lesdits Lambert qualiffiés d’escuyer ; - Un rolle des gentilshommes et nobles baillés pour la retenue de la ville et place de Dinan par haut et puissant François, sieur de Coasquin, capitaine des gentilshommes de l’arrière-ban de l’évesché de Sainct-Malo, dans lequel Charles Lambert est inséré le second et ensuitte Jan Lambert, son frère puisné, connestable de Dinan, à qui on a baillé ledit rolle en absence du capitaine et qui commande en sa place. - Un acte faict en la jurisdiction dudit Dinan portant la réception dudist Jan Lambert dans la charge de connestable dudit Dinan, le 5e febvrier 1553, signé : Le François et Desantart, par lequel ledit Lambert est qualiffié d’escüier.

Pour justifier qu’il n’y avait que des gentilshommes possédant la dicte charge de connestable rapporte quatre pièces dont la première est des lettres d’adresse pour la garde cotte de Dinan, en date du 6e décembre 1555, signée : Suzay et scellée, les trois autres sont trois lettres de mandement en date du 22e juin 1497, 26e mars 1492, escritte sur vellin, signées et scellées.

Pour justifier que ledit Jean Lambert, sieur de la Rigourdaine fist ériger sa maison de la Rigourdaine en chastellenye, sont deux pièces, la première : des lettres d’érection luy octroyées par Henry quattre le 6e fébvrier 1577, signées : Henry, la seconde est la requeste présentée à la Cour aux fins d’enthérinement desdittes lettres le 7e mars 1578, signé : Joliff avec les conclusions au pied signées : Jacques Budes, dans laquelle ledit Lambert est qualiffié de messire, seigneur de la Rigourdaine. - Une déclaration en forme d’adveu faicte par Charles Lambert hérittier de Jan Lambert à maistre Pierre d’Argentré le 22e octobre 1559 signée : Chalamin, dans laquelle ledit Charles est qualiffié d’escüier ; - Une demande faicte audit Charles Lambert par Guillaume de Lescu, escuyer, sieur de la Garde, le 22e octobre 1559, dans laquelle ledict Lambert est qualiffié d’hérittier principal et noble d’escüier Jan Lambert et de ladcite Lenfant, signé : Prégeant ; - Un acte d’attournance faicte par ladicte damoiselle Margueritte Lenfant, laquelle est qualiffiée de veufve tutrice et garde de Charles Lambert, son fils, et de feu escüier Jan Lambert, vivant son mary, le 25e septembre 1525, signé : Bonnel, passe.

Pour vériffier que ledit Jan Lambert, père de Charles étoist mary de Margueritte Lenfant est rapporté quattre pièces, trois au pied les unes et l’autre, touchant le partage deladicte Lenfant [9] qui fille estoit de noble homme Raoul Lenfant et de Cicille le Port [10], ses père et mère, le premier en datte 1er septembre 1516, signé : Marin et Harel et les autres ensuitte signées et garanties, toutes scellées en queüe, et la quattriesme est un autre acte signé et garanti.

Pour justifier que ledit Jan a toujours pris la quallitté d’escüier sont rapportés trois actes, la première (sic) est un contract faict par ledict Jan Lambert, qualiffié de noble escuyer et Margueritte Sévestre, sa femme [11] le 26e mars 1512, signé : Baquet ; les deux autres sont deux adveux rendus audict Jan Lambert, à cause de sa terre de la Hauteville, dans lesquels il est qualiffié de noble escuyer, le 5 juillet 1522 et 14e juin 1537, signé : Goüeon.

Pour justifier que ledict Jan Lambert, mary de ladicte L’enfant estoit fille [12] d’autre d’autre Jan Lambert et de Gilette Jannin, ses père et mère [13], est rapporté deux pièces, la première passée entre ledit Jan Lambert et Raoul Le Champion le 21e décembre 1504, signée : Estienne Brillaud, passe, et Dinay, passe, et l’autre une quittance consentye par Jan Aubelet audict Jan Lambert et de Guillaume de Lambert, son oncle, le 2e septembre 1502, signée : du Chesne et Rouxel, dans lequel ledict Jan Lambert est qualiffié d’hérittier principal et noble de feu autre Jan Lambert, fils dudit Jan aurait espousé damoiselle Renée de Carmené, ses père et mère [14] est rapporté et induict trois pièces touchant le droict de partage de la dite Jannin, femme dudit Lambert, en datte du 26e décembre 1475, signée : Geffray et Guillemato et autres, l’autre du 3e may 1482, signée : Bouan et du Boisadam, passe et la dernière du 14e septembre audict an 1483, dans lesquels est qualiffié de nobles (sic) et escüier ledit Jan Lambert, mary de ladite Joasnin. - Un contract de vante faict entre ledict Jan Lambert et Guillemette Trohéart, veufve de feu Ernest le Fréton aussi en datte du 29e avril 1483, signé : Bouan et du Boisadam, dans lequel on a employé la qualité de noble escüier audict Lambert - un acte passé et rapporté touchant les prééminences de la maison de la Hauteville, en la paroisse de Trébédan, entre Jan Lambert et les paroissiens de ladite paroisse le 13e juin 1479, signé Bouan, Jan Lambert et autres, par lequel ledit Lambert est qualiffié d’héritier principal et noble encore d’autre Jan Lambert et scellé. - Pour prouver qu’il y avait encore un autre Jan Lambert est rapporté des lettres dudit François de Bretagne données à Jan Lambert l’esné le 22e décembre 1444, signées par le commandement dudit Bachelin, lequel Jan Lambert est par lesditres lettres qualiffié d’escüier, et tout ce que par ledit Lambert a esté mis et induict vers ladicte Chambre, considéré :

La Chambre, faisant droict dans l’instance a déclaré les dicts René et François Lambert nobles et d’antienne extraction noble et, comme tels, leur a permis et à leur descendance en mariage légitime de prendre la qualité d’éscuyer et de chevalier et les a maintenus au droict d’avoir armes et écussons timbrés appartenants à leur qualité et à jouir de tout droicts, franchises, prééminances et privillèges attribuéz aux nobles de cette province et ordonne aur leur nom sera employé au rolle et catalogue des nobles de la séneschaussée et ressort de Rennes. Fait en ladite Chambre, à Rennes, le 27e jour d’octobre 1668.

Malescot, greffier.


Lambert
D’argent au chevron de gueules.

Expédition sur parchemin formant un même cahier avec l’arrêt suivant en faveur de M. du Boisjan aussi du nom de Lambert (Archives de M. le Mis de Lambert de Boisjan, au château du Tertre, en Pipriac).

4 janvier 1669.

Extrait des registres de la Chambre establye par le Roy pour la refformation de la noblesse du pays et duché de Bretaigne par lettres patentes de Sa Majesté du mois de janvier 1668 vérifiées en Parlement.

M. d’Argouges, premier président.

M. de Lesrat, rapporteur.

Entre le Procureur général du Roy,

Demandeur, d’une part, et Jullien Lambert, escüier, sieur du Boisjan, deffandeur d’autre part, veu par la Chambre éstablie par le roy pour la refformation de la noblesse du pays et duché de Bretaigne par lettres patantes de Sa Majesté du mois de janvier 1668, l’extrait de comparution faicte par ledit deffendeur au greffe d’icelluy le 8e octobre 1668 portant la déclaration de vouloir soustenir la qualité d’escüier par luy et ses prédécesseurs prise et qu’il porte pour armes : d’argent à un chevron brisé de gueulle [15]. - Induction dudit deffandeur et arrest cy après dattes, auxquels est faict menstion de la généalogie des Lambert, est articulé que ledict deffandeur est fils de messire Jan Lambert, escüier, sieur du Boisjan, et de damoiselle Janne Gouro, sa compagne, que ledict Jan avait pour frère aisné messire René Lambert, chevallier, sieur de la Havardière, tous deux fils de Jean Lambert, chevallier de l’ordre du roy et de dame Ollive Havart, sa compagne, que ledict Jan estoit issu d’autre Jan Lambert aussi chevallier de l’ordre du roy et de dame Janne de Rochefort, sa compagne, que ledict Jan estoit issu encore d’autre Jan Lambert et de damoiselle Margueritte Lenfant, lequel Jan estoit issu cadet de la maison de la Hauteville ; pour la justification de laquelle généalogie ledict deffandeur rapporte ; Un extraict baptismal de la paroisse de Maccent [Maxent] par lequel se void que ledict deffandeur est fils de feu Jan Lambert, escüier, sieur du Boisjan et de la Rivière et de damoiselle Janne Gouro, sa veuffve, datté du 23e septembre 1638, signé par extraict : Gouret. - Contract de mariage dudict Jan Lambert, escüier, sieur du Boisjan avecq damoiselle Janne Gouro, dame de Lislette, fille de deffunct Jan Gouro, vivant escüier, sieur de la Bouslais et de damoiselle Canne du Lieu [16], ledict contract raporté faict en présance et du consentement de dame Ollive Havart, dame de Lesmont, de la Havardière, Tatoux et autres lieux, mère et tuttrice et en présence de messire René Lambert, chevallier, sieur de la Havardière, de Forges et autres lieux, datté du 27e juin 1632, signé : d’Estocq ; - Un extraict du pappier baptismal de la paroisse Sainct-Germain de Rennes par lequel se void que ledict Jan Lambert [17], escüier, sieur de Lesmont, chevallier de l’ordre du roy, gentihomme ordinaire de sa chambre et l’un de ses pantionnaires en la province de Bretaigne, et de dame Olive Havart, sa compagne, fut baptisé, le 10e janvier 1608, signé et garanty ; - Arrest rendu en ladicte Chambre le 27e octobre 1668, entre le procureur général du roy demandeur et messire René Lambert, chevallier, sieur de la Havardière, et messire François Lambert, sieur de Lorgeril, fils aisné hérittier principal et noble de messire François Lambert, sieur de la Hauteville, son père, deffendeurs, par lequel ladicte chambre auroit déclaré lesdicts René et François Lambert nobles et d’antienne extraction noble et, comme tels, leur auroit permins et à leurs dessendans en mariage légitime de prandre la qualitté d’escüier et chevalliers et les a maintenus aux droicts d’avoir armes et écussons timbrés appartenans à leurs qualittes et à jouir de tous droicts, franchises, prééminences et privilèges attribués aux nobles de cette province, au veu duquel arrest est justtiffié le surplus de ladicte filiation cy-dessus articullée.

Induction des susdict deffendeurs fournys audit procureur général du roy 27e novembre 1668 tendante par les conclusions d’icelle à laquel ledict arrest obtenu par ledict messire René Lambert, sieur de la Havardière, frère aisné dudict deffunct messire Jan Lambert, vivant, sieur du Boisjan, père dudict deffandeur, soir déclaré commun à son profict ce faisant qu’il soict maintenu en la qualitté de messire et de chevallier que ont de tout temps prins ses prédécesseurs, ainsy que l’a esté ledict sieur de la Havardière, par ledict arrest et tout ce que, par devers ladicte chambre a esté par ledict deffandeur mins et induict aux fins de la susditte induction.

Conclusions dudict procureur général, meurement considérées.

La Chambre faisant droict sur l’instance a déclaré et déclare ledic Jullien Lambert noble et issu d’antienne extraction noble et, comme tel, luy a parmis et à ses descendants en mariage légitime de prendre la qualitté d’escüier et l’a maintenu aux droicts d’avoir armes et escussons timbrez appartenans à sa qualité et à jouir de tous droicts, franchises, exemptions, immunitez, prééminences et privilèges attribués aux nobles de cette province, ordonne que son nom sera emploïé au rolle et catalogue des nobles de la jurisdiction royalle de Ploërmel. Faict en laditt Chambre à Rennes le 4e janvier 1669.

Malescot, greffier.

L’induction, sur parchemin, de René Lambert de la Havardière est du 27 septembre 1668 ; celle de Julien Lambert du Boisjan, aussi sur parchemin, est du 28 octobre 1668.

Une copie collationnée du dernier arrêt sur parchemin, fut retirée sur papier timbré, par Jan Lambert du Boisjan, le 24 novembre 1755. Signée : Jan Lambert du Boisjean ; Ch. Mocudé, notaire ; Monprofit, notaire ; - contrôlé à Guer le 29 novembre 1755 et légalisé par Guillaume le Saulnier de la Pinelais, sénéchal de Guer, le même jour 29 novembre 1755. Scellé du sceau de la cour de Guer.

L’expédition sur parchemin de l’arrêt pour M. du Boisjan, faisant suite au même cahier que celui de MM. de la Havardière et de la Hauteville, est aux archives de M. le Mis Lambert de Boisjan, au château du Tertre, en Pipriac.

Copie conforme à l’original sur parchemin.

A. de B.

Deux autres arrêts de maintenue que, malheureusement il est impossible de retrouver, ont encore été rendus par la Chambre de la Réformation, en faveur de la branche de Rigourdaine, savoir :

Christophe Lambert de Rigourdaine, maintenu dans sa noblesse d’ancienne extraction par arrêt du 9 septembre 1668.

Jacques Lambert de la Ruaye et Jan Lambert de Grandchamp-Rigourdaine, frères cadets de Christophe, maintenus dans leur noblesse d’ancienne extraction par arrêt du 9 août 1669.

Il est impossible de savoir ce qu’est devenu le premier arrêt ; mais la dernière descendante de la branche de la Rigourdaine, Marie-Anne-Françoise de Lambert de la Houssaye, arrière-petite-fille de Jan Lambert de Grandchamp-Rigourdaine, ayant épousé le compte de Ferron du Chesne, en 1771, il est plus probable que le second, qui devait être en sa possession, a été brûlé, durant la Révolution, avec tous les titres de la maison de Ferron. Peut-être même le premier Arrêt, en faveur de Christophe dont le fils mourut sans hoirs en 1712, a-t-il pu retourner à Mme de Ferron du Chesne et avoir eu le même sort.


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Lambert - Réformation de la noblesse (1668)

[1Je copie textuellement ; mais j’ai vu, aux archives du marquis de Langle, qui possède les titres de la branche aînée, un sceau dont le chevron est ordinaire ainsi que la famille le porte encore maintenant.

[2Erreur évidente de copiste : de Racinoux est un personnage tout différent greffier des Etats.

[3Grosse faute du copiste : comme de juste la lettre originale, aux archives de M. de Lambert de Boisjan est signée : Marie.

[4Lire 1598. Dans tous les titres de ce temps il est aussi seigneur de Rigourdaine et non pas de la Rigourdaine.

[5Lire Charles, et non pas Pierre.

[6Lisez : de l’ordre de Sa Majesté et non : des ordres.

[7Erreur de copiste : Janne Sévestre était femme de Pierre Lambert et la femme de Charles était Françoise Gouyon.

[8Ajouter Cent omis par erreur du copiste.

[9Phrase incompréhensible ; il doit y avoir plusieurs mots omis.

[10Lire Le Porc au lieu de Le Port. - Cicille est évidemment pour Cécille.

[11Lire : Janne Lenfant.

[12NdT : lire fils.

[13Le nom de la femme de Jan Lambert, écrit ici Jannin, est dit ailleurs Jouanin, Joachim, Jaussum, Jouisoum, et par Courcy Jason ; mais plus probablement ce doit être Joueseaume, ainsi qu’il est écrit dans une vieille généalogie.

[14Phrase incompréhensible où des mots doivent être passés : Renée de Carmené était mère de Jean III qui épouse lui-même Gilette Jousseaume, fille de Gilette de Carmené.

[15Même observation sur le chevron que pour les branches précédentes.

[16Canne pour Anne, suivant un usage répendu dans le pays de Vannes où l’on dit encore Canne.

[17NdT : comprendre se void que ledict Jan [fils de Jan] Lambert.